VIDEO. On vous aide à survivre à votre Noël en famille

NOEL POUR LES NULS (5/15) Tel un candidat de « Koh-Lanta », vous allez tenter de sortir indemne de ce réveillon de Noël en famille

Alexia Ighirri

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La joie (un chouïa simulée) lors d'un repas de Noël en famille
La joie (un chouïa simulée) lors d'un repas de Noël en famille — Yankus Dennis/SUPERSTOCK/SIPA
  • La rédaction de « 20 Minutes » vous accompagne pendant les fêtes de fin d’année. Grandes questions, petites interrogations, vrais tracas ? On vous répond.
  • A Noël, traverser le repas de famille sans accroc peut se révéler être un vrai parcours du combattant.
  • Epreuves, stratégie, vie de camp… On vous aide à survivre à ce Noël en famille, tel un candidat de Koh-Lanta.

Remplacez-les « ho ho ho » du père Noël par les «yé yé yé ya yé » du générique de Koh-Lanta, pour vous mettre dans l’ambiance. Oui, parce qu’on a beau aimer profiter d’un bon repas entouré des personnes qu’on aime, les repas de famille sont semés d’embûches. Et traverser les fêtes de fin d'année sans accroc peut alors se révéler être un vrai parcours du combattant. 20 Minutes vous invite donc à suivre son guide du survivant. Parce qu’à la fin, évidemment, il n’en restera qu’un (façon de parler).

Conseil numéro 1 : Révéler son talent dans l’épreuve reine des cadeaux

Pour se frayer un chemin vers la victoire, il faut avant tout être bon dans les épreuves. Et notamment la discipline reine : les cadeaux. Pour performer, comme souvent pour la construction d’une cabane ou d’un radeau, deux techniques s’affrontent.

Pour ne pas se planter dans les cadeaux à offrir (et les retrouver ensuite en revente sur Internet), mieux vaut savoir ce qui plaît (ou pas) à son destinataire. Un peu à la façon des personnal shopper, il s’agit de « profiler » la personne à qui vous comptez offrir votre cadeau. Les stylistes de  La malle française en ont l’habitude : chaque mois, elles envoient quelque 800 malles personnalisées de vêtements et d’accessoires à des clientes, avec qui les stylistes n’échangent au préalable que par téléphone.

Comment font-elles pour taper dans le mille ? « Pendant l’entretien téléphonique, on demande son métier, son mode de déplacement, son style, les couleurs qu’elle aime et surtout qu’elle n’aime pas », explique Clémence Gaillard, fondatrice de La malle française. Et Mina, l’une des stylistes, de compléter : « On pose des questions sur sa vie, ses contraintes… Mais rien qu’à sa façon de parler, on comprend si on peut oser sortir du cadre ou pas. »

L’autre technique consiste à moins observer celui ou celle qui recevra le cadeau et à plus s’écouter soi-même. Et à faire confiance à son intuition, qui va vous aider à surprendre votre proche. « L’intuition c’est savoir sans réfléchir, sans raisonnement, c’est sortir de ce qui est déjà connu ou expérimenté », définit Marie-Estelle Blanc-Couval, formatrice à l'école de l'intuition Iris.

Hop, on oublie tout ce qu’on sait sur papa et on se laisse aller : « L’intuition va s’exprimer quand on pose des questions sensorielles sur le cadeau qu’on veut offrir, poursuit-elle. On va se demander comment est ce cadeau physiquement, sa couleur, sa forme, son bruit, son poids, son odeur ou son goût… Et à chaque fois, noter la première réponse qui vous vient à l’esprit ». Le tout associé prend la forme de votre cadeau. « Il y a une autre façon de faire : quand on se balade dans un magasin, on se laisse guider en mode automatique : si le corps bascule à gauche, on le suit, il faut écouter si le cœur bat plus vite à la vue d’un objet… », liste encore Marie-Estelle Blanc-Couval. Un signe alors que se dresse devant vous le cadeau parfait.

La décision du feu de camp. A ce petit jeu, la favorite Julie a finalement fauté : trop parfaite, votre sœur n’a pas raté un seul de ses cadeaux. Les choses ont été réglées sans spontanéité, tel un robot. A faire complexer le reste de la famille, qui l’a éliminée.

Conseil numéro 2 : Participer à la vie de camp, surtout en cuisine

Les flemmards – vous savez ceux qui restent scotchés au canapé pour être sûrs de ne pas passer à côté d’un toast au saumon –, on n’aime pas trop ça : lors des grandes tablées, on apprécie que tout le monde mette la main à la pâte. Alors soyez malins, passez une tête de temps en temps dans la cuisine, histoire de faire griller le pain, laver la salade, rapporter quelques verres (technique testée et approuvée par l’autrice de ce papier)… Et si vous aidiez à mettre la table ? Petite astuce pour ne pas être jugé : le couteau à droite de l’assiette, lame dirigée vers l’assiette ; la fourchette à gauche.

Le découpage de dinde peut aussi être une façon de participer au repas de sa tribu. Pour vous aider à assurer comme un chef… eh bah on a demandé à un vrai chef : Antoine Westermann, du restaurant Le coq rico à Paris. Parce qu’un bon ouvrier doit avoir les outils adéquats, « il faut prendre un très bon couteau, moyennement grand et bien affûté : c’est le secret de la réussite », débute-t-il. Une fois la dinde bien cuite et déposée sur une planche, on opère : « On découpe d’abord les cuisses, et on tire assez violemment dessus pour les séparer de la carcasse. On peut, avec un gant, poser sa main sur l’animal pour le tenir. Ensuite, on incise la poitrine en son milieu, en suivant l’os », nous enseigne Antoine Westermann, qui conseille de « gratter la carcasse » pour récupérer le reste de chair. Une manœuvre pas trop compliquée, à condition de bien respecter l’ordre des étapes, à la portée de tous… et toutes : si l’on a tendance à se tourner vers les hommes pour la découpe, « les femmes, avec leur dextérité et peut-être avec leur supplément de patience, la découperont tout aussi bien, sinon mieux ».

La décision du feu de camp. Aïe la cata : Elodie a trop donné sur le camp… Et à vouloir tout faire, elle s’est effondrée de fatigue au moment de découper la bûche. Ce coup du sort n’a pas empêché l’élimination de Nicolas qui, bien qu’ingénieur mais trop confiant, n’a pas suivi les consignes des siens sur le découpage de la dinde, sans compter que c’est la seule chose qu’il a faite.

Conseil numéro 3 : Etre stratégique (et sociable) avec ses voisins de table

Vous n’avez pas eu votre mot à dire sur le plan de table ? Les candidats de Koh-Lanta non plus n’ont pas vraiment le choix de leurs coéquipiers. Il faut alors faire preuve de stratégie. Parce que dans les repas de famille, il y a toujours un moment où ça se chamaille autour de la table. A vous de prendre le lead sur votre tonton raciste ou votre grand-mère reloue, pour vous mettre dans la poche le reste des convives en quelques mots. 20 Minutes s’est rendu à l'événement Rap contenders pour demander quelques tips aux pros. Alors comment on fait une bonne punchline ? « C’est quelque chose qu’on emmène, assure Driver, rappeur et juge du Rap contenders. C’est bien d’emmener les gens vers la gauche, tout le monde regarde vers la gauche et on frappe sur la droite. » Alors quand votre oncle soumettra l’idée que « les “gilets jaunes” cherchent les embrouilles quand même », vous pourrez vous inspirer de la réponse de Drive, tout sourire : « Oh non, c’est juste des ronds-points, tout va bien ! »

La décision du feu de camp. On le redoutait, c’est arrivé : Yasmina et Vivien se sont écharpés sur la réforme des retraites. Aucun ne réussissant à clouer le bec à l’autre, leur dispute sans fin a fatigué les troupes. Celles-ci n’ont pas hésité au moment du conseil à éteindre leur flambeau.

Résultat de l’épreuve des poteaux (dite aussi « pousse café » avec papy)

Après cinq heures de réveillon en famille, le résultat est là : on n’en a jamais vraiment douté (peut-être aussi parce que c’est nous qui décidons du scénario), la tribu ne peut que s’incliner : vous êtes le grand gagnant de ce repas-de-survie-de-Noël. Profitez bien de votre totem d’immunité : comme Koh-Lanta, Noël revient chaque année, votre titre sera donc remis en jeu.