Grève dans les transports : Blocages, opérations escargot… Les routiers réclament des meilleurs salaires

MOBILISATION « Les blocages se sont mis en place à partir de 4 h du matin, à Lille, Vannes, Toulouse, Lyon, Nancy, etc. », a précisé la CFDT routiers, à l’origine du mouvement

20 Minutes avec AFP

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Des transports routiers, illustration
Des transports routiers, illustration — FRED SCHEIBER/SIPA

A l’appel de quatre syndicats de leur branche, les routiers sont appelés à la grève, ce lundi, pour réclamer de meilleures conditions de travail et de salaires. Blocages, barrages filtrants, opérations escargot… La situation se complique davantage sur les routes en plein conflit social sur les retraites.

« Les blocages se sont mis en place à partir de 4 h du matin, à Lille, Vannes, Toulouse, Lyon (le marché MIN), Nancy (zone industrielle de Ludres) etc. », a précisé à Charles Morit, de la CFDT routiers, premier syndicat de la branche, à l’origine du mouvement et rejointe par FO (3e), la CFTC (4e) et la CGC (5e). « Les voitures particulières ne sont pas concernées » par les barrages filtrants, a-t-il ajouté.

Salaire, 13e mois et congé de fin d’activité

A une cinquantaine de kilomètres de Marseille, des chauffeurs routiers bloquaient ainsi les accès à une grande plateforme logistique où sont notamment implantés des entrepôts de grandes surfaces, « Clésud », à Miramas, selon la CFDT routiers. Augmentation des salaires, 13e mois conventionnel, permis professionnel, maintien du dispositif de congé fin d’activité (CFA) : en pleine mobilisation contre la réforme des retraites, les mots d’ordre sont spécifiques.

Dans le Pas-de-Calais, quelque 200 personnes ont bloqué dès 5 h l’accès à la zone industrielle de Douvrin, une importante base logistique au nord de Lens. « Nous venons de quitter la zone escortés par la police. Nous roulons à 20 km/h sur la N41, il y a plusieurs kilomètres de bouchons derrière nous. On va rejoindre l'A25 puis l'A1, l’opération devrait durer jusqu’à la mi-journée », a précisé Henri Talleu (CFDT).

Les voitures particulières autorisées à circuler

Au sud de Nancy, environ 150 routiers organisent des barrages sur la zone industrielle de Ludres depuis 3 h 30 et a priori jusqu’à la mi-journée. En Alsace, une opération escargot est également menée depuis tôt lundi matin sur l'A35/A4 par une vingtaine de camions avec une trentaine de militants, occasionnant un trafic très ralenti au sud et au nord de Strasbourg.

« Nous allons bloquer le péage de Schwindratzheim », en ne laissant passer que les véhicules légers et en distribuant des tracts, avant de repartir en sens inverse aux alentours de 15 h, a indiqué Pascal Vaudin (CFDT). En Bretagne, des routiers ont bloqué la zone industrielle du Prat à Vannes (Morbihan) de 21 h 30 à 8 h, ce lundi, pour empêcher notamment les camions frigorifiques d’y accéder.

Un rassemblement à Paris en fin de matinée

En Pays-de-la-Loire, une cinquantaine bloque l’entrepôt ID Logistics à Derval (Loire-Atlantique) depuis 5 h 30. Ils comptent ensuite se rendre à Nantes en début d’après-midi pour manifester dans le centre-ville.

A Rouen, le dépôt de bus est bloqué par les manifestants. En banlieue parisienne, des blocages ont été installés en Seine-et-Marne et à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Un rassemblement doit se tenir à Paris devant le siège de la FNTR (Fédération nationale des transports routiers)​ dans le 17e arrondissement, où les routiers doivent être reçus en fin de matinée.