Toulouse : Injures et bousculades, une crèche vivante obligée d’interrompre son spectacle en centre-ville

SOCIETE Samedi, une cinquantaine de protestataires a obligé, à coups d’injures et de bousculades, la traditionnelle crèche vivante de Toulouse à interrompre sa prestation

Hélène Menal

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La traditionnelle crèche vivante de la place Saint-Georges à Toulouse.
La traditionnelle crèche vivante de la place Saint-Georges à Toulouse. — Vivre Noël autrement
  • Samedi, le spectacle d’une crèche vivante de Toulouse a été perturbé par une cinquantaine d’opposants.
  • En raison d’injures et de bousculades, le spectacle a été interrompu.
  • L’archevêque de Toulouse a réagi ce dimanche.

L’âne est rentré à l’étable plus tôt que prévu et les cantiques se sont tus. La traditionnelle crèche vivante de la place Saint-Georges à Toulouse a été perturbée samedi soir par une cinquantaine de personnes protestant contre ces évocations de l’origine de la tradition.

Aux cris de « Stop aux fachos », les insultes ont fusé. « Certains ont essayé à plusieurs reprises de monter sur l’estrade, il y a eu des bousculades et nous avons décidé de mettre fin au spectacle car les conditions de sécurité n’étaient plus acceptables », raconte à 20 Minutes Erwan Demolins, porte-parole de l’association organisatrice Vivre Noël Autrement.

Une centaine de bénévoles

La crèche vivante, qui entre les figurants (enfants et adultes) et les chorales mobilise une centaine de bénévoles, a l’habitude de se produire depuis sept ans dans la Ville rose. Sans incident jusque-là. « Notre message est très pacifique, il vise à rappeler le contexte historique des fêtes de Noël », précise le responsable. Il décrit les perturbateurs comme « des antisystème, sans signe distinctif particulier ».

Cet incident a suscité la réaction de Robert Le Gall, l’archevêque de Toulouse. « Je déplore, dit-il, que le simple rappel de la naissance de Jésus et des valeurs qu’elle véhicule (accueil de l’étranger, annonce de la paix et signe de tendresse dont nous avons tous besoin) ne soit plus respecté dans notre pays et suscite même des actes de violences verbales et physiques de ceux qui s’érigent comme défenseurs de la liberté ».

L’association concernée dit réfléchir « aux suites à donner » à cette affaire.