Grenoble : Un manifestant de 19 ans, soupçonné d'avoir agressé des militants LREM, placé en garde à vue

MUNICIPALES Des militants ont été agressés en marge d'une manifestation alors qu'ils tractaient pour les municipales

20 Minutes avec AFP

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Des militants LREM ont été agressés à Grenoble par des manifestants
Des militants LREM ont été agressés à Grenoble par des manifestants — HAMILTON-POOL/SIPA

Un homme de 19 ans, suspecté d’avoir participé aux violences dont ont été victimes des militants LREM , était en garde à vue ce dimanche matin à Grenoble, a indiqué le parquet.

Les policiers cherchent « à établir [le] rôle exact » de ce manifestant, a précisé le procureur de la République de Grenoble Eric Vaillant dans un message transmis à la presse.

Samedi après-midi, des militants LREM, qui faisaient campagne pour la candidate aux municipales de leur parti Emilie Chalas, ont été violemment invectivés par certains des 400 manifestants qui défilaient dans le centre-ville contre la réforme des retraites.

Du matériel de campagne détruit

« Cassez-vous », leur ont lancé certains des manifestants, qui ont également détruit une partie de leur matériel de campagne, selon une vidéo postée sur Twitter par la candidate qui a déposé dans la foulée une plainte pour « menaces et dégradations ».

« Les vidéos des faits sont actuellement en cours d’exploitation pour identifier les auteurs », a précisé Eric Vaillant, ajoutant que les quatre membres de l’équipe de campagne d’Emilie Chalas avaient apporté leur témoignage aux enquêteurs.

« Jets de projectiles et de pétards, notre tente et Kakémono ont été détruits, le matériel incendié », a déploré samedi dans un communiqué Emilie Chalas, se disant « consternée ».

« Actes intolérables »

Cet incident a entraîné de nombreuses réactions à La République en Marche, à commencer par son délégué général Stanislas Guerini qui a tenu à apporter son soutien « après ces actes intolérables ».

« Honteuses méthodes, intimidation, menaces et violences illustrent la défaite de la pensée », a enchaîné sur Twitter la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité femmes/hommes Marlène Schiappa. « Honte à ces petits inquisiteurs dont le courage s’arrête lorsqu’ils doivent se démasquer », a réagi pour sa part la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson.

Le maire écologiste Eric Piolle a de son côté appelé à « un débat serein, démocratique et républicain sur le fond pour Grenoble ».