VIDEO. Réforme des retraites: Gérald Darmanin ne souhaite pas « immédiatement » de mesure budgétaire

DECLARATION Le ministre des Comptes publics s’oppose à l’entourage du Premier ministre sur la date de la mise en place de l’allongement du temps de travail

20 Minutes avec AFP

— 

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, à l’Élysée le 27 novembre 2019.
Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, à l’Élysée le 27 novembre 2019. — PIERRE VILLARD/SIPA

Le gouvernement commence à répondre aux participants aux massives manifestations contre le projet de réforme des retraites. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a ainsi déclaré jeudi soir sur France 2 que la réforme ne doit pas comporter « immédiatement » de volet budgétaire, tel un allongement du temps de travail. « Il ne faut pas être bêtement budgétaire, pas tout de suite », a-t-il expliqué.

Moment crucial : les annonces d’Edouard Philippe la semaine prochaine

L’une des grandes incertitudes concerne la mise en place, à côté de la réforme structurelle, de mesures budgétaires destinées à résorber le déficit à venir du système, estimé à une dizaine de milliards d’euros en 2025. « Notre proposition, c’est pas de baisser les pensions, c’est pas d’augmenter les cotisations, mais c’est de travailler plus longtemps puisqu’on vit plus longtemps », a confirmé le ministre.

Mais « est-ce qu’on est pressé au point qu’il faut le faire (…) dès l’année prochaine ? », s’est-il interrogé. « Il ne faut pas casser la réforme sociale que nous voulons porter (…) en faisant effectivement une réforme budgétaire immédiatement. » « C’est une discussion qu’il faut avoir ensemble », a conclu Gérald Darmanin, renvoyant aux annonces que doit faire le Premier ministre, Edouard Philippe, la semaine prochaine.

Jusqu’à maintenant, l’entourage du Premier ministre a toutefois plutôt défendu la mise en place d’un volet budgétaire, estimant qu’il fallait s’attaquer au déficit en même temps qu’au système de retraites dans son ensemble. Un report à 2021 des mesures d’économies, notamment, « n’est pas arbitré » à ce stade, assurait-on jeudi soir autour du Premier ministre.