Grève du 5 décembre : Incendie volontaire sur la ligne TGV Lyon-Marseille

SABOTAGE Les rares TGV circulant entre Paris et Marseille étaient détournés jeudi après le sabotage dans la Drôme d’une ligne alimentant les trains

20 Minutes avec AFP

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Un TGV à la gare de Saint-Charles
Un TGV à la gare de Saint-Charles — Claude Paris/AP/SIPA

Les rares TGV circulant entre Paris et Marseille étaient détournés jeudi sur la voie classique après le « sabotage », selon le préfet de la Drôme, d’une installation électrique alimentant la ligne à grande vitesse au niveau de la commune de Chabrillan (Drôme).

Le préfet Hugues Moutouh a fait le lien avec la journée de mobilisation contre la réforme des retraites : « Il n’est pas possible de tolérer les actes de sabotage au nom de revendications sociales ou protestations syndicales », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Des voyous »

Pour le représentant de l’Etat, cette dégradation est le fait « de voyous » qui « mettent en danger la sécurité des personnes ».

Dans un tweet, la députée LREM de la Drôme Célia de Lavergne a également condamné la destruction de la ligne d’alimentation du TGV.

« Toute contestation peut et doit se manifester dans l’exercice du droit de grève mais pas via ces actes malveillants. Et qui va payer au final ? Les voyageurs ! Inacceptable », a-t-elle lancé.

Incendie volontaire

Selon un porte-parole de SNCF, un incendie volontaire s’est déclaré jeudi « de bonne heure sur une installation de sécurité qui a donc coupé l’alimentation électrique de la voie ».

Pompiers, gendarmerie et techniciens de la SNCF sont sur place. La SNCF, qui affiche sa « tolérance zéro envers ces actes de malveillance », va porter plainte « dès aujourd’hui ». « Nous sommes encore en phase de diagnostic et il n’est pas possible de donner un délai pour un retour à la normale », a ajouté le porte-parole ?