Grève du 5 décembre : Quelques « cars Macron » à la rescousse en Ile-de-France

SOCIAL Dans les faits, ces cars ne circuleront ce pendant qu’à partir de vendredi, selon leurs exploitants

20 Minutes avec AFP

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Un bus de la compagnie Flixbus (illustration).
Un bus de la compagnie Flixbus (illustration). — Olivier Aballain / 20 Minutes

Quelques « cars Macron » devraient venir renforcer vendredi les transports publics d’Ile-de-France, très affectés à partir de jeudi par la grève contre la réforme des retraites. « Ceux qu’on appelle les "cars Macron" pourront circuler demain (jeudi) entre Saint-Denis et Massy en desservant Paris intra-muros. Nous avons veillé à ce que les tarifs proposés soient accessibles », a annoncé le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, mercredi soir.

« Nous avons évidemment respecté le cadre réglementaire », a-t-il précisé, évoquant « 15 à 20 » autocars et notant que « des discussions sont encore en cours » tant avec les opérateurs qu’avec la mairie de Paris. S’il sera théoriquement possible de faire rouler ces véhicules dès jeudi, dans les faits, ces cars ne circuleront qu’à partir de vendredi, selon leurs exploitants. Contacté par l’AFP, un porte-parole de FlixBus a indiqué que la compagnie allemande assurerait cette desserte à partir de vendredi. « Ce sera gratuit », a-t-il ajouté, notant que le parcours n’était pas définitivement arrêté.

Le parcours allongé pour atteindre les 40 km réglementaires

Ce parcours devra être allongé, la distance entre Saint-Denis et Massy via Paris ne dépasse pas les 30 km. Réglementairement, les « cars Macron » n’ont en effet pas le droit de faire des trajets de moins de 40 kilomètres en Ile-de-France. L’autre opérateur de « cars Macron », BlaBlaBus (BlaBlaCar), ne lancera pas non plus cette ligne francilienne jeudi, selon un porte-parole resté très évasif pour les jours suivants.

Avant l’annonce du secrétaire d’Etat, la CGT de la RATP s’était déjà élevée contre cette initiative, la jugeant « inutile » car très peu capacitaire, « dangereuse » et « illégale ». Jean-Baptiste Djebbari a en outre indiqué qu’il avait demandé aux opérateurs de VTC « de ne pas augmenter leurs tarifs ». Ceux-ci ne seront pas plus majorés qu’un samedi soir, a-t-il ajouté.

Onze lignes de métro fermées

Côté transports publics, la RATP « a mis le paquet sur les lignes structurantes », a souligné sa PDG Catherine Guillouard. Pour le métro, il s’agit de la ligne 1 (est-ouest, automatique), la 4 (nord-sud), la 7 (nord-est/sud-est, avec une large courbe dans le centre de Paris), la 9 (vers Montreuil à l’est) et la 14 (nord-ouest/sud-est, automatique). Onze lignes de métro seront fermées (2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 8, 10, 11, 12 et 13). La 1 et la 14 --automatiques-- devraient fonctionner normalement tandis que les 4 et 7 fonctionneront seulement aux heures de pointe (de 06H30 à 09H30 et de 17h à 20h), de même qu’un petit bout de la 9.

Certaines stations importantes resteront cependant fermées, comme Barbès-Rochechouart, Gare de l’Est, Montparnasse-Bienvenüe, Opéra, Place d’Italie ou Porte d’Orléans. Quelques tramways devraient circuler, mais le trafic du RER et des trains de banlieue de la SNCF sera squelettique et concentré sur les heures de pointe.

Restent les autobus, plutôt moins affectés par le mouvement : la RATP prévoit d’assurer 30 % du trafic, toute la journée. Certaines lignes seront renforcées – notamment la 38, axe nord-sud parisien –, et d’autres supprimées. Hors du périmètre de la RATP en grande couronne, les opérateurs du réseau Optile comptent sur 8 bus sur 10. Toutes les sociétés de scooters, vélos et trottinettes en libre-service, de même que les plates-formes de covoiturage et d’autopartage sont également sur le pont pour proposer des solutions alternatives pendant la grève.