« Une véritable ferveur »… Le Monopoly spécial Ariège fait un gros carton avant Noël

LOISIRS Lancé fin novembre, le Monopoly Ariège est en rupture de stock. Une réédition est prévue pour début 2020

Nicolas Stival

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Le Monopoly Ariège est en rupture de stock.
Le Monopoly Ariège est en rupture de stock. — BM Services
  • Après des éditions Lozère, Haute-Loire et Cantal, la société lozérienne BM Services a lancé le Monopoly Ariège.
  • Les autorités locales comptent sur ce jeu, qui rencontre un beau succès, pour promouvoir le département.
  • Villes, villages et stations de ski remplacent les rues et les gares de l’édition classique.

A l’échelle du «zéro-neuf », on peut parler de carton. Commercialisées le 28 novembre, les 2.000 premières boîtes du Monopoly Ariège ont déjà été vendues. 2.000 autres seront disponibles en début d’année prochaine, sur Internet ou dans des commerces du département.

Dans ce jeu, impossible d’acheter les fameuses allées de Villote de Foix, ou de poser un hôtel sur la place Roger-Barre à Ignaux. Ici, il est essentiellement question de villes, de villages et de stations de ski (à la place des gares).

« C’est la société BM Services, détentrice de la licence Hasbro, qui nous a contactés en septembre 2018, explique Nicolas Hubert, directeur de la communication du Conseil départemental de l’Ariège (CD 09). C’est dans doute le jeu de société le plus célèbre du monde. On a mis l’Agence de développement touristique (ADT) dans la boucle. Difficile de ne pas saisir cette opportunité. »

S’ils se sont gardés de subventionner cette initiative privée, les pouvoirs publics ont fourni une liste d’entreprises susceptibles de payer pour figurer dans le jeu (d’où la présence de vaches gasconnes…), et ont acheté quelques photos (château de Foix, grotte de Niaux…) pour illustrer le plateau et la boîte. BM Services, agence de communication digitale basée à La Canourgue, en Lozère, s’est chargée du reste.

Après la Lozère, le Cantal et la Haute-Loire

« Cela suscite une véritable ferveur, se félicite Enimie Giscard, chef de projet dans cette boîte d’une vingtaine de salariés qui, depuis 2013, a déjà lancé un Monopoly Lozère, puis Cantal et Haute-Loire, autres départements ruraux à forte identité. On s’est tourné vers l’Ariège car nous nous sentons proches de ce département, pas très peuplé [environ 150.000 habitants] mais intéressant, avec une activité touristique l’été comme l’hiver. »

La jeune femme le reconnaît : « placer les 22 cases villes ou villages à la place des rues a été un défi. » Pour ne pas froisser les susceptibilités locales, BM Services a opté pour un mix de données objectives (communes les plus peuplées, chefs-lieux de cantons, présence de monuments historiques…), en tentant d’intégrer tous les territoires (Couserans, Pays d’Olmes,…). Et si Mazères et Pamiers sont les cases les moins chères, ce n’est pas une histoire de revanche du haut pays pyrénéen sur les gens de la plaine.

Seulement, la société lozérienne est partie des « Portes de l’Ariège », au nord du département et a choisi une progression spiralée dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour compléter le jeu. Seules exceptions : les villes les plus chères, équivalents des Champs-Elysées et de la Rue de la Paix dans l’édition de base.

Mirepoix et Ax-les-Thermes, cases les plus chères

« Ce sont Mirepoix et Ax-les-Thermes qui occupent ces cases car ce sont les villes les plus connues en dehors du département et car elles ont le statut de « villes touristiques » », explique Nicolas Hubert.

Au fait, combien ça coûte ? : « 45 euros la boîte, répond Enimie Giscard. C’est plus cher qu’un Monopoly classique [autour de 20 euros], mais ce sont de très petites éditions. » Le tarif aurait même été plus élevé si la personnalisation avait été jusqu’au bout, comme il en fut brièvement question, « avec des pions en forme de sabot de Bethmale ». Déplacer un desman ou le buste de Fabien Barthez entre Vicdessos et Lavelanet, ça aurait aussi eu de la gueule…