Nantes : Le lancement de la police métropolitaine des transports finalement prévu dès 2020

SECURITE La promesse de campagne de l’actuelle maire de Nantes, Johanna Rolland, sera finalement mise en route avant l’élection municipale

Julie Urbach

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Nantes, le 10/01/2011 Jusqu'alors, seuls les policiers nationaux intervenaient régulièrement dans les trams à Nantes (illustration)
Nantes, le 10/01/2011 Jusqu'alors, seuls les policiers nationaux intervenaient régulièrement dans les trams à Nantes (illustration) — © Fabrice ELSNER
  • Les élus du conseil métropolitain doivent voter, la semaine prochaine, une délibération relative au lancement d’une police métropolitaine des transports à Nantes.
  • Cette mesure faisait partie des premières propositions de Johanna Rolland en tant que candidate.
  • La maire PS a finalement décidé de ne pas attendre.

C’était l’une de ses premières promesses de campagne, ce sera finalement l’une des dernières mesures de son mandat. La maire de Nantes (PS) Johanna Rolland a annoncé, ce mercredi midi, que le lancement de la  police métropolitaine des transports n’attendra finalement pas. A partir de l’automne 2020, 32 agents municipaux en uniforme patrouilleront dans « les lignes structurantes du réseau de transport en commun nantais » (tram, chronobus, busway), mais aussi sur les quais et aux abords.

La décision de ce lancement anticipé, qui permettrait de « gagner six mois », aurait été prise vendredi, lors d’une conférence des maires regroupant les 24 édiles de la métropole. « Il n’est pas admissible de constater toutes ces agressions dans les transports, avance Alain Vey, maire (DVD) de Basse-Goulaine et co-président du groupe d’opposition à Nantes métropole. C’est pour cela que j’ai demandé que l’on avance ce dispositif. » Le sujet fait l'unanimité chez les 24 maires. « Ce sujet mérite que nous n’attendions pas et que nous fassions fi des considérations partisanes », reconnaît Johanna Rolland. Selon la Semitan, 3.515 faits de violences ont été recensés en 2018 sur le réseau. Il y en avait eu 2.484 en 2015.

Entre 11h et 23h30

La semaine prochaine, une délibération de principe sera donc soumise au vote des élus métropolitains. Ensuite devraient démarrer le recrutement des 32 nouveaux policiers municipaux et leur formation. « Il faudra aussi définir l’organisation et la complémentarité avec les médiateurs de la TAN et la brigade des transports [de la police nationale] », complète Bertrand Affilé, vice-président à la métropole en charge des transports. Des conventions de coordination seront signées avec les mairies.

D’autres détails, notamment concernant l'équipement de ces personnels, doivent être affinés. Mais l’on sait déjà qu’ils interviendront chaque jour, week-end inclus, entre 11h et 23h30. Face aux critiques à propos de l’horaire jugé pas assez tardif – qui s’étaient déjà fait entendre lorsqu’il s’agissait d’une promesse de campagne –, Johanna Rolland a répondu que ce sera à la police nationale et à la gendarmerie de « faire (leur) travail », et notamment entre 23h30 et la fin du service. Le coût de la mesure est estimé à 2,1 millions d’euros par an.