Grève du 5 décembre : Jean-Michel Blanquer annonce 55 % de grévistes dans le primaire

EDUCATION Ça sera même 78 % de grévistes à Paris d’après les chiffres du ministère

20 Minutes avec AFP

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Jean-Michel Blanquer est ministre de l'Education nationale depuis mai 2017.
Jean-Michel Blanquer est ministre de l'Education nationale depuis mai 2017. — PATRICK GELY/SIPA

Dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites, ce jeudi, près de 55 % des professeurs d’écoles devraient être en grève, avec un pic de 78 % prévu à Paris, a annoncé le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, ce mercredi.

Le taux de grévistes est prévu en moyenne à « 55 % pour l’ensemble de la France » avec de grandes variations puisqu’il sera compris « entre 35 % » dans certaines parties du pays et « 78 % à Paris », a-t-il déclaré lors d’un point de presse au rectorat de Paris.

Un service minimal d’accueil assuré dans 30 % des écoles

« D’après nos estimations, environ 30 % des écoles pourront assurer » un service minimal d’accueil, « pour le reste, ça dépend de ce que les communes sont en mesure de faire au cas par cas », a-t-il ajouté. A Paris, de nombreuses écoles seront totalement fermées jeudi, sans qu’un accueil ne soit proposé par les services de la ville. « Je vais appeler la maire de Paris (Anne Hidalgo) pour voir si on ne peut pas faire mieux », a dit le ministre.

Dans toute la France, dans le second degré (collèges et lycées), le ministère s’attend à un taux de grévistes d’environ 50 %. Selon le Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), près de 70 % des enseignants se sont déclarés en grève pour jeudi et 40 % des écoles seront fermées. Dans les collèges-lycées, le Snes-FSU (premier syndicat du secondaire) prévoit, lui, environ 60 % de grévistes.

Pas de baisse des pensions, promet Jean-Michel Blanquer

La plupart des syndicats enseignants ont appelé les quelque 900.000 enseignants à la grève. En cause :  la réforme des retraites, qui pourrait pénaliser la profession si elle ne s’accompagne pas de revalorisations salariales. Des simulations ont circulé ces dernières semaines, agitant la menace de pertes pouvant aller jusqu’à 900 euros par mois.

« Un certain nombre de fonctionnaires souhaitent faire entendre un message, il l’est déjà, c’est pour ça que j’ai adressé une lettre aux professeurs pour expliquer qu’il n’y aurait pas de baisse des pensions », grâce à une hausse envisagée des rémunérations, a insisté mercredi Jean-Michel Blanquer.