Carburant : La carte des stations-service touchées par la pénurie d’essence

BLOCAGES Le gouvernement s’est montré rassurant, ce mardi, en indiquant que le niveau des stocks de carburants « ne donne lieu à aucune inquiétude »

M.A. avec AFP

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Illustration dans une station essence.
Illustration dans une station essence. — FREDERIC SCHEIBER / 20 MINUTES

Plusieurs dépôts pétroliers étaient toujours bloqués ce mardi par les professionnels du BTP qui protestent contre la fin de l’avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR), entraînant des pénuries d’essence sur plus de 850 stations essence, ce mardi en fin de journée.

Depuis jeudi dernier, les professionnels du BTP bloquent, un peu partout en France, des dépôts pétroliers pour protester contre la suppression de leur avantage fiscal sur le gazole « non routier », un carburant utilisé notamment dans le secteur agricole et dans les travaux publics, pour les engins de chantier.

Plus de 850 stations-service en pénurie totale ou partielle

Selon l’application Essence & Co, 429 stations-service sont en rupture totale de carburants et 438 stations sont en rupture partielle, ce mardi à 18h45, sur les 11.000 stations-service de France, selon les chiffres de l’Ufip (l’Union Française des Industries Pétrolières).

Des pénuries d’essence sont constatées dans plusieurs stations. Après le Finistère dimanche et l’Ille-et-Vilaine lundi, les préfets du Morbihan et des Côtes-d’Armor ont pris à leur tour mardi des arrêtés réquisitionnant des stations-service du département « afin d’assurer la continuité des services chargés d’une mission prioritaire ».

Des avancées, mais pas sur le GNR

Les dépôts de Vern-sur-Seiche, Brest, Lorient et Le Mans, à l’arrêt depuis jeudi dernier, étaient toujours bloqués ce mardi matin, ont indiqué des entrepreneurs du BTP. Le blocage du dépôt pétrolier de La Pallice à La Rochelle, qui avait été levé vendredi après-midi, a repris dans la nuit de dimanche à lundi.

Les professionnels du BTP ont été reçus, ce lundi à Bercy, par le ministre des Finances Bruno Le Maire. Ils doivent consulter leur base après avoir obtenu des « avancées » sur plusieurs de leurs revendications, mais pas sur un nouveau délai concernant la suppression de l’avantage fiscal sur le GNR.

« Pas d’inquiétude », selon le gouvernement

De son côté, le gouvernement a indiqué, ce mardi, que le niveau des stocks de carburants « ne donne lieu à aucune inquiétude ». Un porte-parole du ministère de la Transition écologique a imputé les pénuries d’essence dans plusieurs stations de l’Ouest à « l’affluence des automobilistes par crainte de difficultés (qui) peut créer des points de tensions sur certaines stations-service ». Mais « il n’y a pas de manque de stocks de produits dans ces régions », a-t-il insisté.

Pour ce qui est de la grève à partir de jeudi, le ministère de la Transition écologique a assuré qu’il « suit en permanence la disponibilité des produits pétroliers dans les dépôts et leur acheminement jusqu’aux consommateurs » et que « la situation ne donne lieu à aucune inquiétude ».