Bretagne : Les dépôts pétroliers restent bloqués, plus de la moitié des stations à sec

SOCIAL Reçus ce lundi par Bruno Le Maire, les professionnels du BTP ont décidé de poursuivre le blocage

Jérôme Gicquel

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De nombreuses stations-service sont à sec en Bretagne.
De nombreuses stations-service sont à sec en Bretagne. — J. Gicquel / 20 Minutes

La pénurie de carburant se propage en Bretagne. Selon une carte collaborative mise en ligne sur le site du Télégramme, plus de la moitié des stations-service de la région sont à sec. La situation risque encore d’empirer ces prochaines heures puisque les professionnels du BTP ont décidé de poursuivre le blocage des dépôts pétroliers de Brest, Lorient et Vern-sur-Seiche, entamé jeudi soir.

Une délégation a été reçue ce lundi par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire à Bercy. A l’issue des discussions qui ont duré plusieurs heures, certaines propositions ont été mises sur la table comme le renforcement des contrôles pour débusquer les fraudes. Mais le Gouvernement n’entend pas en revanche céder sur sa décision de supprimer progressivement l’avantage fiscal sur le gazole non routier à partir du 1er juillet.

Des stations réquisitionnées en Ille-et-Vilaine et dans le Finistère

« Il est resté ferme, donc pour le moment on ne bouge pas », indique Jean-Marc Pelatre, gérant d’une entreprise de location de matériel de BTP, qui participe depuis jeudi soir au blocage du dépôt de Vern-sur-Seiche, au sud de Rennes. « On a bien conscience de gêner les gens, malheureusement car ce n’était pas le but. Mais nous voulons des réponses claires à nos questions », indique le chef d’entreprise.

Face à ces blocages, les préfectures s’organisent pour permettre le ravitaillement des véhicules prioritaires. Après le Finistère dimanche soir, onze stations ont été réquisitionnées par arrêté ce lundi en Ille-et-Vilaine.

La vente de carburant au jerrican est par ailleurs désormais interdite « pour éviter toute surconsommation de la part des automobilistes », indique la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Les autorités en appellent également « au civisme de chacun » en demandant « d’éviter les réserves de précaution ».