Crash d’hélicoptères au Mali : Daesh n’est pas à l’origine de la collision, dément le chef d’Etat-major

ACCIDENT Le groupe terroriste avait pourtant affirmé être responsable de la mort des treize soldats français

20 Minutes avec AFP

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Le chef d'Etat-major des Armées François Lecointre, le 26 novembre 2019 à Paris.
Le chef d'Etat-major des Armées François Lecointre, le 26 novembre 2019 à Paris. — Christophe ARCHAMBAULT / AFP

L’accident d’hélicoptère qui a provoqué la mort de 13 soldats français lundi au Mali n’est pas dû à des tirs ou à une action des djihadistes, selon le chef d’état-major de l’armée française qui a pris la parole ce vendredi pour démentir les rumeurs.

La veille, Daesh se réjouissait des tirs de djihadistes ayant mené à la collision. Dans une interview à Radio France Internationale, le général François Lecointre a démenti cette affirmation. « C’est absolument faux », a-t-il déclaré. « Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu collision dans une opération de combat très complexe, qui nécessite (…) une très fine coordination. »

Une équipe d’extraction

« Il n’y a pas eu de prise à partie par les djihadistes qui étaient poursuivis et marqués au sol. Il n’y a pas eu de retrait d’un appareil face à un tir de djihadistes », a encore affirmé le général Lecointre. « L’armée française dit la vérité : nous la devons à nos soldats et aux familles de nos compagnons qui sont morts », a-t-il assuré. « Les enquêtes ne sont pas terminées, les boîtes noires vont être exploitées pour avoir les détails précis de la manière dont nos soldats sont morts ».

Les membres de l’équipe de commando qui étaient dans d’un des appareils accidentés, l’hélicoptère Cougar, étaient une équipe d’extraction, présente comme le veut la procédure pour appuyer les équipages des hélicoptères d’attaque Tigre au cas où l’un d’eux devrait se poser en urgence. Ces commandos, membres des chasseurs alpins « ne venaient pas d’être embarqués ou débarqués de leur appareil », a encore indiqué le général.

Les deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, sont entrés en collision durant une opération de combat contre des djihadistes lundi soir au Mali. La perte de 13 militaires est une des plus grandes pour l’armée française depuis l’attentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.