Amazon : Une maire du Calvados se bat contre l’implantation d’un entrepôt sur sa commune

NON C'EST NON Inquiète pour le commerce local, la municipalité s’oppose farouchement à l’implantation d’un gigantesque entrepôt sur sa commune

20 Minutes avec agence

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Un entrepôt Amazon à Saran, en France.
Un entrepôt Amazon à Saran, en France. — GUILLAUME SOUVANT / AFP

Amazon ne passera pas. A Mondeville, une commune située dans le Calvados, la municipalité s’oppose fermement à la construction d’un entrepôt d’ e-commerce de 10.000 m². Un projet d’envergure que le géant américain aurait tenté de tenir secret. « Il a fallu insister et se battre pour qu’il me dise enfin qu’il s’agissait d’Amazon », assure Hélène Burgat, maire divers gauche de Mondeville, à Ouest France.

150 emplois créés, un argument insuffisant

« Amazon à Mondeville, c’est non », déclare l’élue dans une publication Facebook où elle expose l’impact « social, économique et environnemental » qu’aurait le géant du numérique sur sa commune. « Si juridiquement, nous n’avons que peu de marges de manœuvre, nous devons envoyer un signal fort à Amazon pour qu’il sache qu’ici à Mondeville, son modèle économique et […] son modèle de société ne sont pas les bienvenus. »

Après Chartres et Tremblay-en-France, Mondeville est la troisième commune française à s’opposer à l’arrivée d’Amazon. Et la perspective de la création de 150 emplois n’a pas pesé bien lourd dans la balance. « Ils ont créé des emplois, mais ils en ont détruit aussi », tranche Hélène Burgat au micro de BFMTV.

« C’est la première fois de ma vie que je m’oppose à un projet économique », insiste l’édile, qui assure être soutenue dans sa démarche par le maire de Caen. En dépit des critiques, Amazon continue d’étendre son empire. L’entreprise s’impose dans des secteurs de plus en plus variés, des produits culturels à l’alimentaire en passant par l’assurance. Aux Etats-Unis, le géant lorgne même sur le marché de la livraison de médicaments.