Crash d’hélicoptères au Mali: Evoquant le «colonialisme», un tweet de la CGT du Morbihan fait polémique

POLEMIQUE De nombreux messages d'indignation ont été adressés sur le réseau social

C.A. avec AFP

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Un soldat de l'armée française patrouille dans le cadre de l'opération Barkhane, dans le nord du Burkina Faso. Ici le 9 novembre 2019.
Un soldat de l'armée française patrouille dans le cadre de l'opération Barkhane, dans le nord du Burkina Faso. Ici le 9 novembre 2019. — AFP

« Colonialisme ». Le mot ne passe pas. Depuis mardi et l’annonce de la mort de treize militaires français dans un crash d'hélicoptères au Mali, un message posté sur Twitter fait polémique. Dans un court tweet, la CGT chômeurs du Morbihan s’exprime ainsi : « toutes nos pensées aux familles de militaires morts pour le colonialisme au #Mali ». Le message a été largement commenté et a provoqué une vague d’indignation.

Lundi soir, treize militaires français de la force Barkhane ont péri au Mali dans la collision de deux hélicoptères lors d’une opération de combat contre des djihadistes, dans un contexte sécuritaire alarmant au Sahel.

Dans un second message, la section locale du syndicat a tenté de se justifier. « Nous ne souhaitons bien sûr pas incriminer les soldats morts au Mali. Ils n’ont fait qu’exécuter les ordres. Mais il ne faut pour autant pas fermer les yeux sur l’objectif même de la présence militaire française sur place », est-il écrit. Contactée par téléphone, la CGT du Morbihan n’était pas disponible pour commenter ces messages. Six des treize militaires tués​ étaient passés par la prestigieuse école de Saint-Cyr Coëtquidan, dans le Morbihan.

Mercredi, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a annoncé qu’un hommage national aurait lieu aux Invalides lundi. L’accident survenu lundi est le plus lourd bilan militaire depuis plus de 35 ans et l’attentat du Drakkar au Liban en 1983.