Fiscalité du gazole: Des routiers annoncent de prochains blocages à la frontière belge

CONTESTATION Deux syndicats des Hauts-de-France, la FNTR et l’OTRE, appellent à manifester sur les routes le 28 novembre à partir de 5H00

20 Minutes avec AFP

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Un poids-lourd sur une route française le 12 novembre 2019 (illustration).
Un poids-lourd sur une route française le 12 novembre 2019 (illustration). — Adria Salido Zarco/SIPA

Encore une fois, le prix des carburants est au centre des contestations en France. Des routiers veulent bloquer des « axes stratégiques situés aux frontières avec la Belgique » pour protester contre la hausse du gazole, ont annoncé jeudi deux organisations professionnelles de transport de marchandises des Hauts-de-France.

Un acte II pourrait intervenir en décembre

Ces blocages, prévus pour le 28 novembre dès 05H00, sont présentés par la FNTR du Pas-de-Calais et l’OTRE Hauts-de-France comme un « premier acte » d’une mobilisation des routiers, qui entendent « exprimer leur colère dans la rue ». Dans un communiqué commun, elles « appellent les transporteurs des autres régions à rejoindre leur mouvement dans un acte II qui interviendra début décembre ».

Début juillet, Elisabeth Borne, alors ministre des Transports, avait en effet annoncé une baisse de 2 centimes par litre du remboursement dont bénéficie le transport routier sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) frappant le gazole. Cette mesure a été approuvée par l’Assemblée nationale le 17 octobre, mais doit encore passer au Sénat. Cette augmentation de fiscalité représenterait selon le gouvernement 140 millions d’euros en année pleine, et son produit doit être affecté à l’Agence de financement des infrastructures des transports de France (AFITF).

Les Douanes publient une circulaire avant l’heure

Farouchement opposées à cette mesure, les organisations professionnelles du secteur menaçaient depuis juillet de lancer des manifestations si elles n’étaient pas entendues, dénonçant également d’autres charges et contraintes supplémentaires. Elles se sont également émues mardi de ce que les Douanes aient déjà publié une circulaire intégrant cette hausse du gazole alors que le Parlement ne l’a pas encore définitivement adoptée.