La France fait face à un « degré de violences » inédit, selon le coordinateur du renseignement

SECURITE Pierre Bousquet de Florian estime que la France est face à « un degré de violence et une rapidité de montée vers la haine que nous n’avions jamais connu auparavant »

20 Minutes avec AFP

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Un militaire de l'opération Sentinelle, le 25 août 2019, à Paris.
Un militaire de l'opération Sentinelle, le 25 août 2019, à Paris. — Clément Follain / 20 Minutes

Si la France n’est « pas la seule concernée », et le djihadisme n’est pas « la seule idéologie » préoccupante, le pays fait face à « un degré de violence » inédit, a alerté Pierre Bousquet de Florian, le coordinateur national du renseignement, lors d’une conférence au salon dédié à la sécurité intérieure des Etats, ce jeudi, à Villepinte (Seine-Saint-Denis).

« On constate une forte dégradation des rapports sociaux dans les sociétés occidentales », a-t-il ajouté. Evoquant des « postures populistes de plus en plus véhémentes », on est face à « une forme d’ensauvagement général de notre société avec un degré de violence et une rapidité de montée vers la haine que nous n’avions jamais connus auparavant », a déclaré Pierre Bousquet de Florian.

« Les radicaux de tous bords »

La France n’est « pas la seule concernée », et le djihadisme n’est pas « la seule idéologie » préoccupante, a-t-il expliqué. Dans ce contexte, il a évoqué plusieurs points « d’attention majeurs » pour les services : l’ultradroite et l’ultragauche, mais aussi « les radicaux de tous bords ».

Selon lui, cela comprend tous les groupes se distinguant par des discours « de plus en plus violents » c’est-à-dire « les antispécistes, les autonomistes, les identitaires, demain peut-être une marge radicale de mouvements écologistes… » Il a enfin évoqué « une quatrième catégorie à laquelle il faut être attentif, les Etats ». Si « on n’a pas constaté de véritable terrorisme étatique contre nos intérêts ces dernières années », « il n’est pas exclu qu’un Etat acculé puisse recourir à ce type d’extrémités ».