Grève du 5 décembre : Les syndicats de police menacent de se joindre au mouvement

CONTESTATION La grève interprofessionnelle, prévue le 5 décembre, contre la réforme des retraites devrait être très suivie

20 Minutes avec AFP

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Une manifestation de policiers après l'attaque aux cocktails Molotov contre des forces de l'ordre à Viry-Châtillon (Essonne). (Illustration)
Une manifestation de policiers après l'attaque aux cocktails Molotov contre des forces de l'ordre à Viry-Châtillon (Essonne). (Illustration) — MARIN DRIGUEZ/SIPA

Alors que la mobilisation du 5 décembre s’annonce très suivie, plusieurs syndicats de police, dont Alliance et Unsa, ont menacé de se joindre au mouvement social avec des actions dans les commissariats, si le ministère de l’Intérieur « ne répond pas à [leurs] attentes », ont-ils annoncé dans un communiqué de presse, publié ce mardi.

Le 2 octobre dernier, les policiers avaient défilé dans une « marche de la colère » pour exprimer « leur mécontentement sur les conditions de travail, le manque de reconnaissance, la perte de statut et la remise en cause de leur retraite », rappellent les syndicats.

« La maison police brûle et les ministres regardent ailleurs »

Les syndicats dénoncent « le mépris du ministère et l’immobilisme de l’Etat » et menacent de lancer le 5 décembre, jour de mobilisation contre la réforme des retraites​, des « actions de 10 h à 15 h dans tous les services de police ». Des actions telles que la « fermeture symbolique des commissariats, le refus de rédiger des PV ou encore des contrôles renforcés aux aéroports et aux péages autoroutes » sont également évoquées.

« C’est un ultimatum, on a été assez patients », a expliqué Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance. « La maison police brûle et les ministres regardent ailleurs. Ils ne se rendent pas compte de la situation, c’est du jamais-vu. On a des discours de soutien de leur part mais jamais les actes », a-t-il ajouté.

Cinq revendications toujours d’actualité

Cinq points étaient au cœur des revendications des policiers en octobre : « l’amélioration de la qualité de vie au travail », « une véritable politique sociale pour les agents », « une réponse pénale réelle, efficace et dissuasive », « la défense des retraites » et une future loi d’orientation et de programmation « ambitieuse ». « Au final, on n’a rien, s’est agacé Fabien Vanhemelryck, ils en ont même rajouté après ça avec les heures supplémentaires payées au lance-pierre, les congés bonifiés et de nouvelles règles de gestion de la fonction publique », a-t-il détaillé.

« C’est une mobilisation logique dans la continuité du 2 octobre. Nous n’avons encore rien obtenu », a confirmé Patrice Ribeiro du syndicat Synergie-Officiers qui participe à l’appel. « On nous utilise et on nous rince depuis 53 semaines » de manifestations de « gilets jaunes », a-t-il rappelé « et il n’y a pas de prise en compte du malaise profond des policiers ».