« Gilets jaunes » : Emmanuel Macron condamne les violences en marge du premier anniversaire et les silences « complices »

REACTION Le président de la République a, en revanche, loué la « fraternité sur les ronds-points » au début du mouvement

20 Minutes avec AFP

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"Gilets jaunes": Macron condamne les violences et les silences "complices"
"Gilets jaunes": Macron condamne les violences et les silences "complices" — Eric Dessons/JDD/SIPA

« Lorsque la haine s’abat et qu’au nom d’idéaux la destruction se joue dans la rue, trop de voix se taisent et deviennent alors complices, trop de voix laissent confondre des idéaux avec le nihilisme de la violence ». En ces termes lundi soir, lors d’une remise de décoration à l’ex-dirigeant communiste Robert Hue, Emmanuel Macron a condamné les violences de ceux qui selon lui « ont perverti » le mouvement des " gilets jaunes", après les heurts de samedi lors du premier anniversaire du mouvement.

Le président de la République a en revanche loué la « fraternité sur les ronds-points » au début du mouvement, en décorant cette fois le président de l’Association des maires ruraux de France, Vanik Berbérian.

« Le jaune de la détresse »

Evoquant « la colère drapée dans le jaune de la détresse », il a salué un ami qui a su percevoir « l’aspiration française de nos concitoyens à la communauté » dans « ce mouvement spontané ».

« Au-delà des revendications où nous devons apporter des réponses, les Français en sortant de chez eux, en se réunissant sur les ronds-points, ont retrouvé en bien des endroits la chaleur des liens, la fraternité, l’entraide ». Même si « d’aucuns ont perverti cela et recherchent l’anomie, la violence », a dit le chef de l’Etat à Vanik Berbérian.

Dimanche, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait déploré que le mouvement des « gilets jaunes » soit depuis plusieurs mois « gangrené par des ultras » de l’extrême gauche. Le numéro 2 de la France Insoumise Adrien Quatennens a lui déploré « un désordre sinon organisé, au moins maintenu » par le gouvernement qui a conduit, selon lui, aux violences samedi à Paris.

Quant au vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella, il a dénoncé un gouvernement qui « laisse les milices d’extrême gauche pourrir le mouvement des “gilets jaunes” », réclamant leur « dissolution ».