Cinq infos dans le rétro : Anniversaire des « gilets jaunes », succès pour la FDJ et état d’urgence à Venise

ACTU Vous n’aviez pas le temps de nous lire ce week-end ? Voici notre séance de rattrapage en cinq points…

Claire Planchard

— 

Un monument en hommage au Maréchal Juin saccagé par des manifestants place d'Italie à Paris, en marge de l'acte 53 des «gilets jaunes», le 16 novembre 2019.
Un monument en hommage au Maréchal Juin saccagé par des manifestants place d'Italie à Paris, en marge de l'acte 53 des «gilets jaunes», le 16 novembre 2019. — OUPLINE-RENARD/SIPA

Lundi approche, il est temps de se reconnecter en douceur. Voici notre résumé des infos essentielles qu’il ne fallait pas rater ce week-end.

1. Un anniversaire mouvementé pour les « gilets jaunes »

Deux journées, deux ambiances pour ce week-end anniversaire du mouvement des «gilets jaunes». Samedi, l’acte 53 a été marqué par une flambée de violence à Paris, et des heurts à Lyon et Nantes. Dans la capitale, des heurts ont opposé durant plusieurs heures des casseurs aux forces de l’ordre Place d’Italie, sur la rive gauche de la Seine, sous un déluge de lacrymogènes. Voitures renversées, engin de chantier et poubelles incendiées, abribus saccagés : en une demi-heure, les assauts sporadiques de petits groupes se sont transformés en flambée de violence, selon des journalistes de l’AFP qui ont vu des manifestants blessés et des pompiers empêchés d’intervenir.

Ce dimanche, pour le jour anniversaire, les manifestations se sont déroulées dans le calme relatif. Environ 200 personnes, dont les figures « gilets jaunes » Jérôme Rodrigues ou Priscilla Ludosky, étaient réunies à Paris dans le calme sur une place à proximité des Halles. Le grand magasin des Galeries Lafayette, sur les grands boulevards, a dû fermer ses portes en début d’après-midi  après la brève intrusion de quelques dizaines de « gilets jaunes ».

A 13 heures ce dimanche, la préfecture de police de Paris faisait état de 20 personnes interpellées et 639 contrôles effectués dans la matinée. Samedi, les forces de l’ordre avaient procédé à 254 interpellations en France, dont 173 à Paris.

2. Venise sous les eaux pourrait avoir un petit répit

Place Saint-Marc à Venise le 17 novembre 2019.
Place Saint-Marc à Venise le 17 novembre 2019. - Luca Bruno/AP/SIPA

Venise, dévastée par les inondations depuis une semaine et placée sous état d’urgence samedi, a de nouveau subi une troisième marée haute ce dimanche, mais de moindre ampleur. L’acqua alta, ou marée haute, s’est élevée à 1,50 mètre, loin derrière le pic de 1,87 mètre de mardi qui a frappé la « Sérénissime », inondée depuis mardi, et dont les images ont fait le tour du monde. Les prévisions météorologiques prévoient des marées n’excédant pas 110 cm pour les jours à venir, ce qui devrait permettre à la cité lacustre d’évaluer les dégâts, d’ores et déjà estimés par le maire à plus d’un milliard d’euros, alors que l’eau a envahi les églises, commerces, musées et hôtels de ce joyau classé au patrimoine mondial. Ce dimanche, des alertes ont également été émises pour les villes de Florence et Pise, en raison des pluies incessantes qui s’abattent sur l’Italie.

3. Tension maximale à Hong Kong

Des manifestants à Hong Kong
Des manifestants à Hong Kong - ISAAC LAWRENCE / AFP

La tension est montée d’un cran à Hong Kong après qu’un policier a été blessé au mollet par une flèche tirée par un manifestant lors de violents heurts autour d’un campus de Hong Kong. Ce dimanche, des centaines d’activistes étaient retranchés dans l’Université polytechnique de Hong Kong (PolyU), à Kowloon, pour la défendre contre toute tentative de reprise en main par la police et maintenir le blocage du Cross Harbour Tunnel, un tunnel routier desservant l’île de Hong Kong, fermé depuis mardi. Au crépuscule, la police tentant de reprendre le contrôle d’un pont piétonnier qui enjambe le tunnel a été confrontée à un mur de cocktails Mototov qui ont causé des incendies. Dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook dans la nuit de dimanche à lundi, le porte-parole de la police de Hong Kong a prévenu qu’elle pourrait utiliser des « balles réelles » si elle continue à faire face à des manifestants utilisant des « armes létales », premier avertissement de ce type depuis le début de la crise il y a presque six mois.

4. Fiasco pour le prince Andrew

Le prince Andrew, à Londres, le 22 octobre 2019.
Le prince Andrew, à Londres, le 22 octobre 2019. - Ray Tang/LNP/REX

Opération de déminage ratée pour le prince Andrew. Lors d’un entretien de près d’une heure diffusé samedi soir sur la BBC, le prince Andrew, âgé de 59 ans, s’est expliqué pour la première fois sur ses liens avec le financier américain Jeffrey Epstein qui s’est suicidé en prison en août. Il a par ailleurs « catégoriquement » démenti les affirmations de son accusatrice, Virginia Roberts, qui affirme avoir été forcée d’avoir des relations sexuelles avec le prince Andrew à Londres en 2001 alors qu’elle avait 17 ans, puis à deux autres reprises à New York et sur l’île privée de Jeffrey Epstein dans les Caraïbes. Analysée comme un pari risqué, cette interview a été vivement critiquée ce dimanche par la presse britannique.

5. Succès annoncé pour la Française des Jeux

La Française des jeux (image d'illustration).
La Française des jeux (image d'illustration). - ERIC PIERMONT / AFP

A quelques jours de son entrée en bourse jeudi 21 novembre, la Française des jeux a déjà remporté un beau succès auprès du grand public: les petits épargnants – auxquels 20 à 40 % des titres sont réservés – ont déjà demandé des actions pour « plus d’un milliard d’euros », a annoncé ce dimanche le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. C’est bien plus que l’objectif initial de 600 millions visé pour les petits porteurs. « C’est un immense succès populaire (…) C’est considérable », s’est félicité le ministre lors de l’émission BFM Politique de BFM-Le Parisien. L’Etat pourrait empocher près de 2 milliards d’euros grâce à la privatisation de l’opérateur de jeux, dans lequel sa participation va passer de 72 % à environ 20 %.