Meurtre d'Oliver : Marche blanche à Sevran, deux jeunes écroués

SEINE SAINT DENIS Le corps sans vie de l’adolescent a été retrouvé jeudi près de Tours

J.-L.D. avec AFP

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La marche blanche à Sevran, le 16 novembre 2019
La marche blanche à Sevran, le 16 novembre 2019 — Sarah BRETHES / AFP

Plusieurs centaines de personnes participaient samedi à Sevran (Seine-Saint-Denis) à une marche blanche en mémoire d’Oliver, 17 ans, dont le corps a été découvert jeudi près de Tours, à 250 kilomètres du lieu de sa disparition une semaine plus tôt, a-t-on appris de sources proches de l’enquête.

Deux jeunes de 26 et 27 ans, accusés d’être impliqué dans le meurtre de cet adolescent, lynché et séquestré après une rixe survenue dans la nuit du 6 au 7 novembre, ont été mis en examen et écroués samedi, quelques heures après une marche blanche.

« Repose en paix beau sourire »

Samedi, à 13H00, derrière une banderole « Repose en paix beau sourire », plusieurs centaines de personnes ont quitté le quartier de Rougemont, à Sevran, où l’adolescent vivait, pour se rendre sur les lieux de la bagarre, au bord du canal de l’Ourcq, à Noisy-le-Sec. Dans le cortège silencieux mené par la mère et les proches de l’adolescent, de nombreux jeunes, pour beaucoup vêtus d’un T-shirt blanc frappé du visage juvénile d’Oliver.

Dix jours après sa disparition, un scénario commence à se dessiner : Oliver « aurait prétendu » vendre du cannabis à des jeunes de Noisy-le-Sec, « mais il n’en avait pas », a expliqué une source proche de l’enquête. S’en serait suivie une déferlante de violence.

Deux personnes placées en détention provisoire

Les deux jeunes placés en détention provisoire samedi, originaires de Noisy-le-Sec, sont notamment poursuivis pour séquestration avec actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime. Le premier s'était présenté spontanément à la police mardi et le second avait été arrêté jeudi au retour d'un voyage express en Thaïlande.

Lundi, un adolescent de 17 ans, lui aussi de Noisy-le-Sec, a déjà été mis en examen et écroué, soupçonné d’être également impliqué dans la disparition et le meurtre du jeune homme.

Après la disparition de l’adolescent, sa mère avait appelé au calme dans les médias, implorant qu’on lui « rende » son fils « même s’il est mort ».