Réforme des retraites : Les syndicats de la SNCF reçus le 21 novembre par Delevoye et Djebbari

TRANSPORTS Les syndicats de la SNCF ont annoncé une grande grève le 5 décembre contre la réforme des retraites, censée faire disparaître leur régime spécial

20 Minutes avec AFP

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Laurent Brun, secrétaire Général de la Fédération CGT des Cheminots, ici en mai 2018.
Laurent Brun, secrétaire Général de la Fédération CGT des Cheminots, ici en mai 2018. — JACQUES DEMARTHON / AFP

Gouvernement et syndicats de la SNCF autour d’une table, en vue de la grève reconductible du 5 décembre.  Le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye et le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari ont invité la CGT, l’Unsa, SUD et la CFDT à une réunion sur la réforme des retraites le 21 novembre prochain.

Cette table ronde se tiendra deux semaines avant la grève interprofessionnelle du jeudi 5 décembre contre le projet du gouvernement de système universel de retraite par points, censé faire disparaître les régimes spéciaux, dont celui de la SNCF. Lors d’une première réunion multilatérale le 31 octobre – boycottée par la CGT-Cheminots et SUD-Rail –, le gouvernement s’était engagé à formuler de nouvelles propositions avant le 22 novembre.

Tout (re) mettre à plat

Les syndicats sont donc à nouveau conviés jeudi prochain au ministère des Solidarités et de la Santé, à partir de 9 heures, a indiqué à l’AFP la CFDT-Cheminots, une date ensuite confirmée par les cabinets de Delevoye et Djebbari. « Les points de convergence et de divergence seront mis à plat au cours de cette réunion », a précisé une porte-parole du secrétaire d’Etat aux Transports. Les trois principaux syndicats de la SNCF – CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire et SUD-Rail – appellent à une grève reconductible à partir du 5 décembre.

La CFDT-Cheminots, quatrième organisation représentative du groupe ferroviaire, n’exclut pas de rejoindre le mouvement. « On attend des réponses du gouvernement, un certain nombre d’éléments », a rappelé son secrétaire général adjoint, Sébastien Mariani. Ce syndicat sera aussi reçu en réunion bilatérale vendredi et mardi au ministère des Transports, a-t-il ajouté.

L’Unsa pourrait lever son appel

De son côté, l’Unsa ferroviaire pourrait lever son appel à une grève illimitée si elle jugeait satisfaisantes les nouvelles propositions du gouvernement. Une réunion bilatérale est aussi prévue mardi pour le deuxième syndicat de la SNCF.

L’Unsa et la CFDT réclament notamment le maintien de la règle de calcul de la retraite sur les six derniers mois de salaire pour les salariés sous le statut de cheminot. La CFDT-Cheminots souhaite également l’application de la « clause du grand-père », le futur régime universel s’appliquant ainsi « seulement aux cheminots embauchés à partir du 1er janvier 2020 », date de l’arrêt des recrutements au statut.