Grève à l’hôpital : Macron dit avoir « entendu la colère » des soignants et annoncera un plan d’action mercredi prochain

MESSAGE Edouard Philippe doit donner mercredi « le montant, l’ampleur, les modalités techniques et le calendrier » de ce plan

L.Br. avec AFP

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Emmanuel Macron, le 14 novembre 2019 en déplacement dans la Marne, à Dormans.
Emmanuel Macron, le 14 novembre 2019 en déplacement dans la Marne, à Dormans. — Jacques Witt/SIPA

En déplacement à Epernay, dans la Marne, Emmanuel Macron a déclaré avoir « entendu la colère et l’indignation » du personnel soignant face à des conditions de travail « parfois impossibles ». Le président a promis des « décisions fortes » qui seront annoncées mercredi prochain, alors que plusieurs milliers de soignants et citoyens manifestent pour sauver l’hôpital public ce jeudi.

« Cette situation, elle n’a pas commencé il y a un mois, six mois ou un an. Soyons lucides et honnêtes avec nous-mêmes : nous en héritons et elle est le résultat d’années et d’années de mise sous tension qui on fait peser sur l’hôpital l’essentiel de l’effort de maîtrise de dépenses de santé », a ajouté le chef de l’Etat, soulignant que « le plan qui a été mis en œuvre ne va pas assez vite ».

Des milliers de soignants dans la rue

« Nous devons investir et assumer d’investir plus fortement que nous avions envisagé de le faire », a souligné le chef de l’Etat, en indiquant que le plan serait « conséquent », et qu’Édouard Philippe en donnerait mercredi « le montant, l’ampleur, les modalités techniques et le calendrier ».

Cette déclaration coïncide avec la grande mobilisation des soignants partout en France ce jeudi. Des milliers de médecins, aides-soignants, infirmiers, doyens et étudiants ont manifesté pour réclamer davantage de moyens et d’effectifs. Ils étaient plusieurs milliers à Paris, plusieurs centaines à Lyon, 300 à Toulouse ou Bordeaux, 220 à Lille et une centaine à Marseille.