Haute-Garonne: Comment un collège a fermé ses portes en oubliant un élève assoupi à l'infirmerie

FRAYEUR Mardi, un collégien de Haute-Garonne s’est retrouvé enfermé dans son collège désert, dans le noir, après s’être endormi à l’infirmerie

Hélène Menal

— 

Une infirmerie dans un établissement scolaire.
Une infirmerie dans un établissement scolaire. — Cacchia - Sipa

Il s’est réveillé à 22h, dans le noir et dans l’infirmerie vide d’un établissement aux couloirs désertés. La Dépêche du Midi rapporte ce jeudi le témoignage de Zahid*, 13 ans, élève dans un collège d’ Auterive, au sud de Toulouse. L’adolescent, « claustrophobe », raconte sa panique et comment il est ressorti de son collège à la nuit tombée, grâce aux loquets anti-incendie qui permettent de déverrouiller les portes de l’intérieur, puis comment il a emprunté un portable à un automobiliste pour, enfin, rassurer sa mère.

Tout a commencé mardi 12 novembre vers 16 h, quand Zahid s’est rendu, pour la deuxième fois de la journée, à l’infirmerie pour un mal de tête. L’infirmière lui a dit de s’allonger pour se reposer un peu. Il s’est en fait endormi. Pendant de longues heures.

La famille reçue

La direction départementale des services de l’Education nationale confirme à 20 Minutes la mésaventure « rarissime » de l’adolescent qui a déclenché l’alarme anti-intrusion en quittant en panique le collège. « L’infirmière scolaire a fait une tournée d’inspection mais elle n’a pas vu l’élève assoupi dans la pénombre », explique Frédéric Fulgence, son directeur adjoint. « Nous avons depuis noué un dialogue constant avec la famille qui a été reçue par le principal mercredi car il faut que la confiance revienne », ajoute-t-il. Le responsable veut désormais « établir la chaîne des responsabilités » afin de « traiter la situation ». Et pour qu’aucun élève ne revive ce cauchemar éveillé.

* Le prénom a été changé