Cocaïne échouée sur la côte atlantique : Plus d’une tonne de drogue a désormais été récupérée

STUPEFIANT De nouveaux ballots de drogue ont été retrouvés ce mardi, notamment en Bretagne

M.B.

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La plage de Lacanau en Gironde est fermée au public depuis le 10 novembre
La plage de Lacanau en Gironde est fermée au public depuis le 10 novembre — Mickaël Bosredon/20 Minutes
  • De nouveaux ballots de cocaïne ont été retrouvés ce mardi sur le littoral.
  • Alors que des tentatives de vol ont été observées, le parquet de Rennes rappelle qu'une intense surveillance est mise en place.
  • L'enquête se poursuit pour déterminer l'origine de cette drogue.

Après une nouvelle découverte de 5 kg ce mardi à Camaret sur Mer sur la pointe bretonne, c’est désormais plus d’une tonne de cocaïne – 1.010 kg – qui a été récupérée par les gendarmes sur le littoral atlantique. Un kilo s'est également échoué sur une plage de Bangor, à Belle-Ile (Morbihan).  Cette cocaïne s'échoue, au gré des marées, de la Bretagne jusqu’au Pays basque, depuis la mi-octobre, « avec une intensification depuis le 4 novembre », rappelle le parquet de Rennes en charge de l’enquête.

Alors que des tentatives de vol de ces ballots de cocaïne ont été observées ces derniers jours, le procureur de la République Philippe Astruc rappelle que « des surveillances intensives ont été mises en place par les différents services, notamment les douanes et la gendarmerie nationale tout le long du littoral français. » En Gironde, plusieurs communes ont décidé d’interdire l’accès du public à leurs plages.

Pure à 83 %

Le procureur rappelle aussi que « ces emballages échoués sont des ballots contenant de la cocaïne « base » présentant un degré de pureté important à 83 %. Il s’agit d’un produit très dangereux sous cette forme, sa consommation pouvant entraîner une overdose. »

Toute découverte « doit être immédiatement portée à la connaissance des services de police ou de gendarmerie sans aucune manipulation. » Le parquet rappelle que la détention et le transport de ce type de produit constituent un délit passible de 10 années d’emprisonnement.

Une centaine d'enquêteurs mobilisée

Concernant l'origine de cette drogue, « plusieurs hypothèses sont envisageables, explique le parquet, mais nous privilégions à cette heure un délestage à la suite d’une avarie ou d’une tempête. » L'enquête mobilise à cette heure une centaine d'enquêteurs (dont une cinquantaine à l'échelon central), et se concentre sur l'analyse des flux maritimes.

Une coopération policière à l’échelle européenne a par ailleurs été mise en place ainsi qu’avec les autorités américaines (DEA). « Ces dernières ont pu constater l'arrivée sur leurs côtes de produits stupéfiants, mais qui ne paraissent pas provenir de la même source » précise encore le parquet.