Une enquête ouverte après la découverte de ballots de drogue échoués sur les plages de la façade atlantique

STUPEFIANTS Depuis le 4 novembre, des emballages contenant de la drogue, notamment de la cocaïne présentant un degré de pureté important, ont été retrouvés le long de la façade atlantique. Le parquet de Rennes ouvre ce dimanche une enquête

C.A.

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Arcachon, 11 juin 2012. Vues d'Arcachon depuis de le Bassin.
Arcachon, 11 juin 2012. Vues d'Arcachon depuis de le Bassin. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Le parquet de Rennes a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête après la découverte de ballots de stupéfiants dont de la cocaïne, échoués sur les plages de la façade atlantique, dévoile l’AFP.

763 kg de stupéfiants retrouvés

Le parquet de Rennes a précisé à notre journaliste rennais que « des ballots de cocaïne “base”, pure à 83 %, s’échouent sur la façade atlantique depuis les Landes jusqu’à l’embouchure de la Loire depuis la mi-octobre avec une intensification depuis le 4 novembre. A ce jour, nous avons récupéré 763 kg de stupéfiants dont aujourd’hui 10 kg à Pornic et 12 à Arcachon. »

« De la cocaïne à un degré de pureté important »

« Des premières analyses, il ressort que ces emballages échoués sont en réalité des ballots contenant des produits stupéfiants, et notamment de la cocaïne présentant un degré de pureté important », et « de ce fait particulièrement dangereuse », souligne le parquet rennais.

« Au vu du nombre important de points de découverte », la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes a été saisie vendredi afin de « centraliser les recherches initialement diligentées localement par les parquets de Saint-Nazaire, Bordeaux ou Dax ».

En Gironde, des promeneurs ont découvert depuis jeudi des paquets de cocaïne sur les plages de La Teste et Arcachon, sur le bassin d’Arcachon. Il s’agit de « quantités importantes », selon le parquet de Bordeaux.

« Toute découverte doit être portée à la connaissance des services de police »

« Nous avons confié l’enquête de manière exceptionnelle à trois services complémentaires : la direction centrale de la police judiciaire et notamment l’Octris, le groupement de gendarmerie de Loire-Atlantique et enfin, la section de recherche de la gendarmerie maritime », précise également le parquet à notre journaliste.

Le parquet de Rennes rappelle que « toute découverte doit être immédiatement portée à la connaissance des services de police ou de gendarmerie sans aucune manipulation ». Enfin, il explique que « plusieurs hypothèses sont envisageables, mais nous privilégions à cette heure un délestage à la suite d’une avarie ou d’une tempête ».