En 2017, près de 20 % des agriculteurs n’ont dégagé aucun revenu

DIFFICULTES Ce chiffre est très élevé dans la production de céréales et grandes cultures, et dans l’élevage d’ovins, caprins, équidés et autres animaux

20 Minutes avec AFP

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Des vaches dans un champ - Image d'illustration.
Des vaches dans un champ - Image d'illustration. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

La situation reste très difficile pour les agriculteurs français. En 2017, près de 20 % des agriculteurs n’ont pas perçu de revenu de leur activité, selon un rapport de l’Insee publié ce jeudi. Certains ont même déclaré un déficit de leur exploitation en 2017, malgré un revenu moyen affiché en augmentation, à 1.390 euros mensuels, avec de très fortes disparités.

La part d’exploitations sans revenus « est particulièrement élevée dans la production de céréales et grandes cultures (30 %) et dans l’élevage d’ovins, caprins, équidés et autres animaux (28 %) », selon l’Insee. Pour les céréaliers, cela peut s’expliquer par l’onde de choc provoquée par une année de récolte catastrophique en France en 2016, doublée d’une chute des cours mondiaux.

Les éleveurs en grande difficulté

Une situation qui a continué d’affecter les fermes françaises en 2017, la commercialisation des grains étant à cheval sur deux années. Résultat, les céréaliers, traditionnellement prospères, ont dégagé en moyenne un revenu net avant impôts inférieur à 1.000 euros par mois cette année-là (+6,7 %).

En moyenne, les exploitants agricoles ont enregistré un revenu net imposable mensuel moyen de 1.390 euros par mois en 2017, en progression de 8,2 % par rapport à 2016, avec d’énormes écarts selon les productions. Sans surprise, la viticulture est le secteur le plus prospère, avec un revenu moyen de 2.790 euros par mois, mais en recul de 3,9 % par rapport à 2016. En bas de l’échelle, les éleveurs d’ovins, caprins et équidés sont en grande difficulté avec un revenu moyen de 620 euros par mois, qui recule de 9 % par rapport à celui de 2016.

Pour les éleveurs bovins, si l’année n’a pas été florissante, elle a connu un mieux en 2017 : avec 1.100 euros de revenus par mois, ils ont bénéficié d’une forme de « rattrapage » (+15,9 %). Dans le même temps, les revenus des agriculteurs en polyculture-élevage voyaient leur revenu moyen passer à 1.090 euros, une progression de 25,2 %. En 2016, ils avaient subi l’effondrement des prix du lait dû à la fin des quotas laitiers en 2015.