Incendie de l'usine Lubrizol à Rouen: Les premières indemnisations attendues à partir du 18 novembre

DEGATS Collectivités, commerçants, entreprises ou artisans ont pu être touchés par des pertes d’exploitation

20 Minutes avec AFP

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A Rouen, l'incendie de l'usine Lubrizol, le 26 septembre 2019.
A Rouen, l'incendie de l'usine Lubrizol, le 26 septembre 2019. — BEAUFILS/SIPA

L’attente prend fin pour certaines victimes de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen. Le préfet de Seine-Maritime a annoncé ce mercredi le versement des premières indemnisations aux agriculteurs, entreprises ou collectivités locales touchées par les conséquences de la catastrophe à partir du 18 novembre.

« Nous pourrions avoir à partir du 18 novembre les premiers paiements effectués », a déclaré Pierre-André Durand, lors d’une conférence de presse consacrée au dossier Lubrizol. Le préfet a rappelé que la société Lubrizol « s’était engagée à indemniser les dégâts économiques auprès des entreprises et des collectivités locales, avec un fonds dédié, et d’autre part, auprès des agriculteurs, avec un autre fonds dédié ».

Un dossier à déposer sur Internet

Le 26 septembre, le gigantesque incendie de l’usine chimique Seveso, qui n’a pas fait de mort, avait provoqué un énorme nuage de pollution. La commercialisation de l’ensemble des productions agricoles situées dans une large zone couvrant cinq départements et 216 communes avait été suspendue jusqu’à la mi-octobre, ce qui avait concerné un peu plus de 3.000 agriculteurs.

Certaines collectivités locales, comme des mairies, avaient dû faire travailler des employés pour des opérations de nettoyage à la suite de la pollution tandis que des commerçants, des entreprises ou des artisans ont pu également être touchés par des pertes d’exploitation.

Depuis lundi, ces derniers peuvent déposer des dossiers sur Internet. « Il s’agit d’indemniser les dommages réels et étayés », a ajouté le préfet, précisant que l’instruction des dossiers serait faite par un prestataire spécialisé. Le 25 octobre, devant la presse, le président de Lubrizol en France, Frédéric Henry, avait assuré que le groupe « donnera[it] ce qu’il faut en fonction des dossiers que nous recevrons ». Par ailleurs, concernant la sécurisation du site de Lubrizol, le préfet a assuré « que l’enlèvement des fûts se poursuit à un bon rythme ».