Attentats du 13-Novembre : 107 millions d’euros d’indemnisation versés aux victimes

FONDS En quatre ans, le Fonds de garantie des victimes du terrorisme (FGTI) a indemnisé 2.659 victimes des attentats du 13 novembre 2015

20 Minutes avec AFP

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Des passants allument des bougies en hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, aux angles des rues Alibert et Bichat ainsi que devant la salle de spectacle du Bataclan.
Des passants allument des bougies en hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, aux angles des rues Alibert et Bichat ainsi que devant la salle de spectacle du Bataclan. — GAELLE GIRBES/SIPA

Quatre ans après les attentats du 13 novembre 2015, le Fonds de garantie des victimes du terrorisme (FGTI) a déjà versé aux victimes 107 millions d’euros d’indemnisations, sur un total estimé à plus de 250 millions, a annoncé l’organisme lors d’une conférence de presse, ce mardi.

Au total, 2.659 victimes des attentats, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, « ont fait l’objet d’une prise en charge indemnitaire par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions », a précisé l’organisme qui indemnise les personnes blessées, physiquement ou psychologiquement et les ayants droit de personnes décédées dans des attentats.

Dix ans pour saisir le fonds d’indemnisation

Parmi les 2.659 personnes prises en charge, 806 sont des proches de victimes, 1.267 sont des blessées psychiques et 586 des blessées physiques. Cette somme de 107 millions, provisions versées aux victimes, « va continuer à croître pour, à terme, dépasser les 250 millions d’euros », a expliqué Julien Rencki, le directeur général du FGTI. Aujourd’hui, près de 80 % des victimes, soit 2.050 personnes, ont reçu une offre d’indemnisation, mais 40 % d’entre elles ne l’ont pas encore acceptée.

Une cinquantaine de nouvelles demandes ont été déposées depuis le début de l’année, 130 depuis 2018 : « Nous ne sommes pas pressés, la loi donne dix ans aux victimes pour saisir le Fonds de garantie », a souligné Julien Rencki. « Il s’agit de victimes étrangères mais aussi de victimes qui pendant longtemps ne se considéraient pas comme victimes – syndrome du survivant – et qui, au bout de trois ans, se rendent compte qu’elles ne peuvent plus faire face seules », a-t-il continué.

Une contribution sur chacun des contrats d’assurance

Le nombre de contentieux entre les victimes et le FGTI, notamment à propos du montant des indemnisations, est « très faible », moins de 2,5 %, a-t-il encore précisé.

Créé en 1986, le FGTI est financé par une contribution de 5,90 euros sur chacun des 90 millions de contrats d’assurance de biens signés en France (auto, habitation, etc.), ainsi que par les produits financiers sur les 1,7 milliard d’actifs que gère le FGTI et, de façon « minime », par les montants récupérés lors des recours exercés contre les auteurs d’infractions. Depuis 2015, près de 6.000 victimes et leurs proches ont été pris en charge par l’organisme.