Autoroutes : Les tarifs des péages vont augmenter de 1% à 1,5 %

TRANSPORTS Chaque année, les tarifs des péages évoluent en fonction de l’inflation, des travaux ou encore des redevances de l’Etat

M.A.

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Le péage de Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne). (Illustration)
Le péage de Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne). (Illustration) — JACQUES DEMARTHON / AFP

Une nouvelle hausse, un an après celle qui avait déclenché la colère des « gilets jaunes ». Dès le 1er février, le prix des péages sur les autoroutes va augmenter entre 1 et 1,5 %, a confirmé Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’Etat aux Transports, ce dimanche sur RTL.

Chaque année, les tarifs des péages évoluent en fonction de l’inflation, des travaux ou encore des redevances de l’Etat, a rappelé le secrétaire d’Etat aux Transports.

Des augmentations jusqu’en 2023 après le gel des prix sous Ségolène Royal

D’abord, les évolutions des tarifs sont prévues dans les contrats de concession des autoroutes en fonction de l’inflation d’octobre, qui a atteint 0,7 % selon l’Insee. Mais selon les calculs du Parisien, entre 2011 et 2018, le prix des péages a augmenté de 9,5 %, contre 8,49 % pour l’inflation, selon l’Insee.

Pour Jean-Baptiste Djebbari, la hausse est également due à des compensations à la suite de travaux réalisés dans le cadre du « plan autoroutes » de François Hollande d’un milliard d’euros et de la redevance domaniale prélevée par l’État. De plus, une augmentation exceptionnelle s’ajoute chaque année, jusqu’en 2023, après le gel des prix des péages en 2015, décidé Ségolène Royal, la ministre de l’époque.

Des hausses qui pourraient « faire renaître des mouvements de contestations forts »

« Je ne peux que le déplorer en tant que citoyen mais ça a été signé par des hommes et femmes politiques au pouvoir. Nous pourrions être démagos et dire que l’État ne respecte plus aucun contrat mais ce n’est pas un discours raisonnable », a expliqué Jean-Baptiste Djebbari.

Pour l’association 40 millions d’automobilistes​, ces « augmentations sans cesse au-delà de l’inflation mêlées à des taxes incessantes sur l’usage de l’automobile, l’impact sur la mobilité des Français pourrait rapidement devenir dramatique et faire renaître des mouvements de contestations forts dans notre pays ».