Attentats du 13-Novembre : Une cinquantaine de nouvelles demandes d’indemnisation déposées depuis janvier

ATTAQUES Sur les 2.600 personnes ayant saisi le Fonds de garantie des victimes de terrorisme (FGTI) depuis le 13 novembre 2015, une cinquantaine de victimes ont déposé des demandes d’indemnisation cette année

M.A.

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L'attaque du Bataclan le 13 novembre 2015 a fait, à elle seule, 90 morts.
L'attaque du Bataclan le 13 novembre 2015 a fait, à elle seule, 90 morts. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Près de quatre ans après les attentats du 13-Novembre, le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) continue de recevoir de nouvelles demandes d'indemnisation. Depuis janvier 2019, une cinquantaine de nouvelles victimes se sont manifestées, a révélé Franceinfo, ce mardi.

Depuis les attaques survenues à Paris et à Saint-Denis, le 13 novembre 2015, 2.600 personnes ont saisi le Fonds de garantie des victimes de terrorisme. Si certaines l’ont réclamé quelques mois après les attaques, d’autres ont attendu beaucoup plus longtemps.

Des séquelles psychologiques « plus longues à se stabiliser »

Selon les assureurs, la période appelée « la consolidation » psychologique et/ou physique après un attentat oscille entre 18 mois et deux ans. Dans le cas des attentats de Paris et de Saint-Denis, « il est impossible de déterminer un temps moyen », explique Franceinfo, qui ajoute que ces nouvelles demandes « montrent que les séquelles psychologiques sont plus longues à se stabiliser chez les victimes des attentats du 13-Novembre que pour les autres actes de terrorisme ».

Pour Philippe Duperron, président de l’association 13-Onze-15 Fraternité et Vérité et père d’un jeune homme tué au Bataclan, certaines victimes « ne pensaient pas mériter une indemnisation », parce qu’elles « ne se pensaient pas aussi profondément traumatisées », a-t-il expliqué à nos confrères. « Il y a des parents endeuillés qui ont, dans un premier temps, considéré que la douleur était trop vive pour traiter ce dossier-là. Ils ne peuvent donc agir que maintenant », a-t-il ajouté. Le Fonds d’indemnisation des victimes doit faire le point, ce mardi, sur les procédures en cours.