Un militaire français tué au Mali, l'organisation de l'Etat islamique revendique l’attaque

ARMEE Le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de Spahis de Valence.  

20 Minutes avec AFP

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Soldat de l'armée française (illustration).
Soldat de l'armée française (illustration). — NICOLAS JOSE/SIPA

Un militaire français a été tué lors d’une opération samedi matin au Mali, après « le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé », a annoncé l’Elysée dans un communiqué. La victime, le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de Spahis de Valence. 

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque à la bombe samedi soir. « Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (…) près d’Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif », indique l’EI dans un communiqué signé « Province Afrique de l’Ouest », publié sur ses chaînes Telegram.

« Un contexte sécuritaire dégradé »

Le chef de l’Etat a salué « le sacrifice » du militaire, et exprimé « ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel », « ainsi que vers leurs frères d’armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme ». Emmanuel Macron a encore assuré « de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances ».

Selon Florence Parly, le brigadier Ronan Pointeau a succombé à ses blessures « après l’explosion d’un engin explosif improvisé près de Ménaka au Mali », près de la frontière avec le Niger. La ministre des Armées Florence Parly a annoncé qu’elle se rendrait « très prochainement au Mali, afin de s’entretenir avec les autorités maliennes ». « Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n’est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière », a poursuivi la ministre dans un communiqué.