Grève à la SNCF : Deux autres centres de maintenance TGV touchés par des débrayages temporaires

TRAVAIL Les agents réclament une revalorisation des salaires, des primes et une amélioration de leurs conditions de travail

20 Minutes avec AFP

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Le technicentre Le Landy en Seine-Saint-Denis, où a lieu notamment la maintenance des Thalys et des Eurostar.
Le technicentre Le Landy en Seine-Saint-Denis, où a lieu notamment la maintenance des Thalys et des Eurostar. — ERIC PIERMONT / AFP

Le mouvement de Châtillon se propage-t-il en banlieue parisienne ? Deux sites de maintenance des TGV ont débrayé ce jeudi selon SUD-Rail, avant de reprendre le travail en milieu de journée. Selon la direction de la SNCF, qui veut rassurer les voyageurs avant le week-end de la Toussaint, a assuré que la production n’avait pas été interrompue. Un mouvement de grève est toujours en cours au Technicentre dédié aux TGV Atlantique.

« La balle est dans le camp de la direction. On a donné à la direction jusqu’à 18 heures pour répondre à nos revendications », a déclaré à l’AFP Christophe Huguet, délégué Sud-Rail au Technicentre sud-est européen (TSEE) de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). « On joue le jeu (du dialogue social). En attendant, le travail reprend, les rames vont sortir », a-t-il ajouté, en précisant qu’au technicentre du Landy, à Saint-Denis, « il y a aussi un ultimatum jusqu’à 18 heures ».

La perspective d’un débrayage « dur »

Le Technicentre Le Landy, en Seine-Saint-Denis, s’occupe de la maintenance des TGV de l’axe Nord, de l’Eurostar et du Thalys tandis que le Technicentre sud-est européen (TSEE), situé dans le Val-de-Marne, répare et entretient les TGV de l’axe sud-est.

« On n’a pas fait de débrayage tout de suite, on a laissé une chance à la direction » mais, à l’issue de discussions menées mercredi avec les directions locales de ces deux établissements, « on n’a eu aucune proposition concrète et les agents ont décidé de poser le sac », c’est-à-dire d’arrêter le travail. Une nouvelle assemblée générale doit ensuite décider de la suite du mouvement, selon Fabien Monteil. Les agents réclament une revalorisation des salaires, des primes et une amélioration de leurs conditions de travail.

Selon Karim Dabaj de SUD-Rail, interrogé par l’AFP devant le technicentre Le Landy, à Saint-Denis, 120 employés ont cessé le travail jeudi matin, soit « 100 % des effectifs présents ». « Si la direction rejette de nouveau nos revendications, ce sera un débrayage dur », a-t-il prévenu, évoquant une grève possible dès jeudi soir ou à partir de lundi.

Une production « normale »

A contrario, la direction de la SNCF a affirmé peu avant 13h30 que « la production ferroviaire est normale et n’a jamais été interrompue » sur les deux sites. « Il n’y a plus d’assemblée générale en cours », a précisé à l’AFP une porte-parole de la compagnie. Dans la matinée, la direction avait affirmé que « quelques agents – entre 20 et 30 – du technicentre du Landy se sont rassemblés devant les locaux » et « une cinquantaine d’agents sont réunis en assemblée générale dans un climat plutôt calme au TSEE ».

Le Landy emploie quelque 800 agents et le TSEE environ 1.000, selon la direction. L’axe Atlantique est toujours perturbé, à la veille du week-end de la Toussaint, par une grève déclenchée le 21 octobre par 200 des 700 agents du Technicentre de Châtillon (Hauts-de-Seine), avec huit TGV sur dix prévus jusqu’à dimanche.