Guadeloupe : Le président de la région et Marie-Luce Penchard placés en garde à vue

GUADELOUPE L'enquête porte sur des soupçons de détournement de fonds publics

20 Minutes avec AFP

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Edouard Philippe entouré du président LREM de la Région Guadeloupe, Ary Chalus (2e en partant de la g.), et de sa vice-présidente, Marie-Luce Penchard (à dr.), à Pointe-à-Pitre, le 4 novembre 2017.
Edouard Philippe entouré du président LREM de la Région Guadeloupe, Ary Chalus (2e en partant de la g.), et de sa vice-présidente, Marie-Luce Penchard (à dr.), à Pointe-à-Pitre, le 4 novembre 2017. — GILLES MOREL/SIPA

Les gardes à vue du président LREM de la Région Guadeloupe, Ary Chalus, et de sa vice-présidente, Marie-Luce Penchard, ont été levées, a annoncé le procureur de la République de Basse-Terre, Jean-Luc Lennon, mercredi en fin d'après-midi.

Convoqués dans les locaux de la police judiciaire aux Abymes mercredi matin, Ary Chalus, et Marie-Luce Penchard, par ailleurs maire de Basse-Terre et ancienne ministre de l'Outremer dans les gouvernements Fillon, s'étaient vus notifier leur garde à vue à 8h50 (13h50 heure de Paris), a indiqué le procureur de Basse-Terre, Jean-Luc Lennon. Ary Chalus est membre du bureau exécutif de LREM, et Marie-Luce Penchard est la fille de Lucette Michaux-Chevry, 90 ans, ancienne ministre de Jacques Chirac et ancienne présidente de la collectivité d'agglomération Grand Sud Caraïbe (Guadeloupe). 

Soupçons de détournement de fonds publics

L'enquête porte sur des soupçons de détournement de fonds publics en lien avec l'embauche de l'ancien directeur financier de la collectivité de Saint-Martin et actuel directeur général de la SEM Patrimoniale en Guadeloupe, Pascal Averne. Lui-même avait été placé en garde à vue il y a deux semaines avant de ressortir libre.

En effet, entre janvier 2015 et le 30 avril 2018, ce dernier a occupé les fonctions de directeur de cabinet à la mairie de Basse-Terre et d'inspecteur général des services au Conseil régional de Guadeloupe. «C'est le chevauchement de ces recrutement qui interpelle», souligne Jean-Luc Lennon, ainsi que «les modalités des recrutement.»

L'enquête se poursuit, car il faut «mener des analyses notamment sur la reconstitution de carrière de Pascal Averne, car l'enquête porte uniquement sur le volet du double emploi et la double rémunération par les collectivités», a précisé le procureur.