Incendie de l’usine Lubrizol à Rouen : Pour Macron, il n’y a « pas de défaillance des services de l’Etat »

VISITE PRESIDENTIELLE La gestion par l’Etat de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen le 26 septembre dernier avait fait naître des doutes chez de nombreux Rouennais

20 Minutes avec AFP

— 

Le président de la République Emmanuel Macron, le 30 octobre 2019 à Paris.
Le président de la République Emmanuel Macron, le 30 octobre 2019 à Paris. — Jacques Witt/SIPA

Emmanuel Macron a affirmé ce mercredi à Rouen qu’il n’y avait pas eu de « défaillance des services de l’Etat » dans la gestion de l'incendie de l'usine chimique Lubrizol le 26 septembre dernier.

« Les services de l’Etat ont agi avec compétence, avec beaucoup de sang-froid, beaucoup de professionnalisme », a affirmé le président de la République lors d'un point presse à la mairie de Rouen. « De là où je suis, je n’ai pas vu de défaillance, au contraire », a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a salué le travail des pompiers « qui n’ont pas connu la peur, qui ont permis de contenir ce qui s’est passé à Lubrizol et d’éviter des conséquences qui auraient pu être bien plus dommageables ».

Une inquiétude « légitime »

Comme il s’y était engagé, le chef de l’État est venu mercredi soir à Rouen, pour apporter « un message de soutien et de considération » aux Rouennais après l’incendie du 26 septembre dans l’usine chimique Lubrizol et le site voisin de Normandie Logistique. A l’issue d’une rencontre avec le maire, Yvon Robert, Emmanuel Macron s’est défendu d’être venu trop tard à Rouen. « Le rôle du président de la République n’est pas de se précipiter dès qu’il y a quelque chose qui se passe (…) Je ne crois pas que mon rôle soit de me substituer à chaque ministre », a-t-il affirmé, saluant le courage du préfet de Normandie Pierre-André Durand.

« Quand on vit ce qui a été vécu à Rouen, quand on respire (…) des odeurs qui sont très graves, dont on ne connaît pas la dangerosité (…), c’est très déstabilisant et donc ça nourrit forcément de l’inquiétude », a reconnu le président. « Il ne faut pas que cette inquiétude qui est tout à fait légitime devienne de la défiance parce que des fausses informations circulent, parce qu’on se met à dire tout et son contraire ».

Rebâtir « l’attractivité » de Rouen

Le président de la République a ensuite échangé avec quelques jeunes Rouennais attablés en terrasse dans le centre-ville, tandis que des sifflets et des « Macron, démission » fusaient un peu plus loin. Il a eu une discussion tendue avec une femme qui a évoqué « un pays en révolte ». Des habitants ont longuement exprimé leur « inquiétude », raconté avoir « eu peur », en reprochant au chef de l’Etat d’avoir attendu un mois avant de venir.

Emmanuel Macron a promis de « rebâtir l’attractivité, l’image » de la ville « qui a une grande histoire littéraire, historique ». Il a évoqué l’organisation d’un « sommet » en 2020 dans la capitale normande avec un de ses homologues étrangers. Comme l’an dernier, Emmanuel Macron a prévu de passer le week-end de la Toussaint en famille en Normandie, à Honfleur, a-t-on appris de source proche de la présidence.