Attaque à la mosquée de Bayonne : « Le Parquet national antiterroriste n’entend pas se saisir du dossier »

FAITS DIVERS Le suspect sera présenté ce mercredi après-midi à un magistrat instructeur

20 Minutes avec AFP

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Des policiers devant la mosquée de Bayonne, dans le sud-ouest de la France, le 28 octobre 2019, après que deux personnes aient été blessées dans une fusillade.
Des policiers devant la mosquée de Bayonne, dans le sud-ouest de la France, le 28 octobre 2019, après que deux personnes aient été blessées dans une fusillade. — GAIZKA IROZ / AFP

Deux jours après l’attaque de la mosquée de Bayonne par un homme de 84 ans, qui a fait deux blessés, le Parquet national antiterroriste a annoncé qu’il « n’entend pas se saisir du dossier ».

Une expertise psychiatrique sur Claude S., l’octogénaire suspecté d’avoir voulu incendier la mosquée de Bayonne lundi « a conclu à une altération partielle de son discernement et/ou du contrôle de ses actes », a annoncé mercredi dans un communiqué le procureur de la ville.

Une altération partielle du discernement

Ce diagnostic n’entame pas sa responsabilité pénale puisque le procureur Marc Mariée a précisé que Claude S. serait « présenté dans le courant de l’après-midi au magistrat instructeur ». « Une information judiciaire va être ouverte des chefs de tentatives d’assassinat, dégradation et destruction aggravées, et violence avec usage d’une arme, avec réquisitions de placement en détention provisoire », a ajouté le procureur de Bayonne.

Lors d’une conférence de presse mardi, Marc Mariée avait expliqué que le suspect avait dit aux enquêteurs avoir voulu incendier la mosquée de Bayonne pour « venger la destruction de la cathédrale de Paris », qu’il attribue aux musulmans. Il démentait cependant avoir voulu tuer, expliquant avoir procédé à des repérages à la mosquée pour être sûr de n’intervenir « qu’à un moment où elle était très peu occupée ». Son attaque avait néanmoins fait deux blessés graves, deux hommes sur lesquels il avait tiré à l’arme à feu.