Réforme des retraites : « Je n’aurai aucune forme de faiblesse ou de complaisance », assure Macron

MEME PAS PEUR Le président a réaffirmé sa volonté d’aller jusqu’au bout de sa réforme, même si elle devait le rendre « impopulaire »

20 Minutes avec AFP

— 

Le président de la République Emmanuel Macron lors d'un pique-nique sur le site de Grand-Anse (Petite-Ile) mettant en valeur les produits locaux, en présence notamment des acteurs des filières agricoles et d’élus, à La Réunion.
Le président de la République Emmanuel Macron lors d'un pique-nique sur le site de Grand-Anse (Petite-Ile) mettant en valeur les produits locaux, en présence notamment des acteurs des filières agricoles et d’élus, à La Réunion. — VALERIE KOCH/SIPA

Le président Emmanuel Macron assure qu’il n’aura « aucune forme de faiblesse ou de complaisance » face aux mobilisations contre sa réforme des retraites même si cette dernière devait le rendre « impopulaire », dans un entretien diffusé ce lundi par RTL.

« Je veux aller au bout de cette réforme, je pense qu’elle est nécessaire pour le pays donc je la défendrai. Peut-être ça me rendra impopulaire, peut-être que des gens diront "c’est insupportable, tout ça pour ça". Je ferai tout pour qu’il n’y ait pas ces blocages, je ferai tout pour qu’on soit en soutien de nos compatriotes qui seraient bloqués, mais je n’aurai aucune forme de faiblesse ou de complaisance », a déclaré le chef de l’État.

Première grande mobilisation le 5 décembre

Alors que la CGT, FO, la FSU et Solidaires ont appelé à « une première journée » de grève interprofessionnelle le 5 décembre contre la réforme, rejoignant plusieurs syndicats de la SNCF et de la RATP, Emmanuel Macron a répété son intention de transformer le système actuel en un système universel par points.

Ce n’est pas une transformation « qui nie ce que sont les droits acquis d’individus », a-t-il estimé à propos des régimes spéciaux qui doivent se fondre à terme dans le futur système. A l’adresse de ceux qui s’opposent à leur disparition, il a ajouté : « En conscience, vous ne pouvez pas sincèrement et raisonnablement me dire : on va embaucher, avec les mêmes règles. C’est pas possible, c’est pas raisonnable. »

Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, a rencontré ces dernières semaines les représentants syndicaux des professions bénéficiant d’un régime spécial de retraite (avocats, fonctionnaires, RATP…) afin de préparer avec elles une « période de transition ».