Droit de retrait à la SNCF : « Les cheminots ne sont pas sanctionnables », affirme la CGT

MOUVEMENT SOCIAL Le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun réaffirme que l’usage du droit de retrait des cheminots était pour des motifs légitimes

20 Minutes avec AFP

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Un agent de la SNCF à la gare de Toulouse-Matabiau, le 20 octobre 2019.
Un agent de la SNCF à la gare de Toulouse-Matabiau, le 20 octobre 2019. — FRED SCHEIBER/SIPA

Les cheminots qui ont exercé leur droit de retrait, après un accident de train mercredi dans les Ardennes, « ne sont pas sanctionnables », a affirmé ce lundi le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun.

« Nous considérons que les cheminots ne sont pas sanctionnables et c’est une provocation du gouvernement qui vise à pourrir un peu la situation » en parlant de grève illégale, a déclaré Laurent Brun sur RMC. « Selon notre analyse, au regard du droit, ils ne peuvent pas être sanctionnés puisqu’ils ont fait usage de leur droit de retrait sur des motifs légitimes et ils expliqueront les motifs », a indiqué le responsable du premier syndicat de la SNCF. Et « dans certaines régions, l’inspection du travail est intervenue et a considéré effectivement que les motifs étaient légitimes », a-t-il ajouté.

« Intervention politique du gouvernement »

La SNCF constatait une nette amélioration du trafic ferroviaire ce lundi, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, au quatrième jour d’un bras de fer entre syndicats et direction autour du « droit de retrait ».

Selon Laurent Brun, « cette situation, il y a quatre ou cinq ans, aurait été réglée dès le premier jour ». Si elle ne l’a pas été cette fois-ci dans ce délai, c’est « parce que la direction de l’entreprise est complètement désorganisée » et à cause de « cette intervention politique du gouvernement » vendredi : « interdiction de négociations, interdiction d’apporter des réponses », a-t-il assuré.

« Un droit de retrait, ça se traite en 24 ou 48 heures » car « on part en droit de retrait pour » obtenir « des mesures immédiates », des « mesures très concrètes », a-t-il encore souligné. « Vendredi soir, nous étions à deux doigts de trouver des solutions » avec la direction et « c’est le gouvernement qui a interdit toutes négociations et donc qui nous en a fait prendre pour deux jours de plus », a accusé Laurent Brun.