Villeurbanne : Lime obligée de retirer ses trottinettes après un arrêté municipal

MOBILITE La mairie de Villeurbanne a pris mercredi matin un arrêté interdisant le remisage des engins sur les trottoirs

Caroline Girardon

— 

Les trottinettes Lime sont ramassées chaque soir par des «juicers» rémunérés.
Les trottinettes Lime sont ramassées chaque soir par des «juicers» rémunérés. — M. Fourmy / SIPA

Les trottinettes électriques bannies de Villeurbanne. La société Lime, qui en commercialise, a annoncé ce jeudi qu’elle allait retirer sa flotte le 1er novembre à la suite d’un arrêté municipal.

Quelques heures plus tôt, la mairie a fait savoir que le remisage des engins électriques en libre-service serait désormais interdit sur les trottoirs. Sous peine de payer une contravention de 38 euros par engin.

« L’objectif de ce nouvel arrêté est de renforcer la sécurité et le confort des passants dans l’espace public », explique Jean-Paul Bret, le maire PS de Villeurbanne, rappelant que des mesures avaient déjà été prises en juin pour limiter les incidents et réglementer le stationnement et la circulation. Sans succès.

Une « absence de progrès notables »

« Face au constat d’une absence de progrès notables (taux d’infraction relatif au stationnement de 36 %) et d’une mobilisation trop limitée des opérateurs (contrôle des conditions d’accès et d’usage de leur service), il a décidé d’interdire leur remisage sur les trottoirs », poursuit le maire.

« Cette décision est bien entendu regrettable car beaucoup de nos usagers vivent et se déplacent sur la commune », déplore de son côté Antoine Bluy, General Manager de Lime à Lyon. Et d’ajouter : « Depuis le lancement de notre service, notamment sur la métropole lyonnaise, nous attendons un cadre juridique clair et précis qui permettra d’orienter les maires et de les accompagner dans la mise en place de cette nouvelle offre de mobilité qui semblent parfois bousculer les habitudes des citoyens ».