Attaque à la préfecture de police de Paris : Les cinq gardes à vue se concluent sans poursuites

ENQUETE Deux de ces cinq personnes interpellées ont été libérées dès mardi soir et les trois autres mercredi

20 Minutes avec AFP

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La préfecture de police de Paris, vendredi 4 octobre 2019.
La préfecture de police de Paris, vendredi 4 octobre 2019. — CELINE BREGAND/SIPA

Les cinq personnes placées en garde à vue lundi dans l’enquête sur la tuerie à la préfecture de police de Paris ont toutes été remises en liberté sans charges retenues contre elles, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Deux d’entre elles avaient été libérées dès mardi soir, dont un imam fiché pour radicalisation qui officiait dans une salle de prière de Gonesse (Val-d’Oise) fréquentée par le tueur. Les trois autres gardes à vue avaient été prolongées mardi soir pour 48 heures, mais ont finalement été interrompues dès mercredi, selon cette source.

Coup de folie ou projet meurtrier ?

Ces cinq personnes ont été présentées comme des proches de Mickaël Harpon, qui a tué quatre collègues le 3 octobre dans les locaux de la préfecture avant d’être abattu par un policier. Elles avaient été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi dans le Val-d’Oise. Des perquisitions avaient alors eu lieu dans plusieurs communes du département, notamment à Gonesse, où habitait Mickaël Harpon.

L’enquête vise à comprendre si l’attentat est le fait d’un coup de folie solitaire sur fond d’autoradicalisation ou si Mickaël Harpon a bénéficié pour son projet meurtrier de complices ou d’inspirateurs.

Pas de signalement « formel »

Informaticien employé depuis 2003 à la préfecture de police, Mickaël Harpon, 45 ans, s’occupait de la maintenance à la direction du renseignement (DRPP). Il était converti à l’islam depuis une dizaine d’années et fréquentait des membres de la mouvance salafiste.

Selon un rapport interne de son service après l’attaque, cet agent administratif avait justifié en 2015 auprès de certains de ses collègues l’attentat de Charlie Hebdo sans faire l’objet d’un signalement « formel ».