Paris: Des milliers de pompiers attendus pour une manifestation mardi

SOCIAL Les sapeurs-pompiers professionnels réclament une revalorisation salariale ainsi que des garanties face aux agressions et sur le maintien de leur retraite

20 Minutes avec AFP

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Illustration de pompiers.
Illustration de pompiers. — M. Libert / 20 Minutes

Ils se sont donné rendez-vous à Paris mardi 15 octobre. Plusieurs milliers de sapeurs-pompiers professionnels sont attendus mardi après-midi à Paris pour une manifestation nationale, où ils réclameront notamment une revalorisation salariale ainsi que des garanties face aux agressions et sur le maintien de leur retraite, ont indiqué lundi leurs syndicats.

Ce défilé, qui doit démarrer à 14h de la place de la République pour s’achever vers 18h place de la Nation, poursuit un mouvement de grève entamé en juin pour les mêmes motifs. Très suivi selon les syndicats, il n’a toutefois pas entraîné de perturbations majeures, les pompiers étant astreints à un service minimum.

Une grève dans 90 % des SDIS, selon les syndicats

« Nous allons manifester car ni le gouvernement, ni les collectivités locales qui financent les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) n’ont répondu à nos attentes », a expliqué André Goretti, président du FA/SPP-PATS, premier des neuf syndicats de pompiers professionnels, qui appellent tous à manifester.

Selon ces organisations, la grève a été suivie ces derniers mois dans 90 % des SDIS. Devant l’Assemblée nationale cet été, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait, lui, avancé un chiffre de « 5 % » de grévistes.

Un système « malade »

André Goretti décrit un système de secours français « malade » avec des pompiers « en sous-effectifs » face à l’augmentation constante du nombre d’interventions, notamment les missions d’assistance médico-sociale (carences ambulancières, assistance de personnes âgées…) qui ont explosé ces dernières années alors qu’elles ne font au départ pas partie de leur cœur de métier, l’urgence.

Les syndicats réclament au niveau salarial une revalorisation de la prime de feu (28 % du salaire de base, contre 19 % actuellement) à hauteur des primes de risques accordées aux policiers et gendarmes, ainsi qu’une meilleure protection face aux agressions dont le nombre augmente chaque année.