Tunisie: Un ressortissant français tué à Bizerte

TUNISIE A Bizerte, un Français a été tué et un militaire tunisien blessé ce lundi par un homme connu des services de police

20 Minutes avec AFP

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Illustration du drapeau tunisien.
Illustration du drapeau tunisien. — Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

D’après des médias locaux, il s’agit d’une agression à l’arme blanche. Un Français a été tué et un militaire tunisien blessé lundi dans la région de Bizerte (nord) par un homme connu des services de police pour des crimes de droit commun, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Les deux hommes ont été agressés à leur sortie d’un hammam dans cette ville côtière située à 60 km de Tunis, a ajouté le ministère dans un bref communiqué. D’après des médias locaux, il s’agit d’une agression à l’arme blanche.

Des recherches sont toujours en cours afin d’arrêter l’agresseur présumé, sorti de prison quelques jours auparavant, et connaître ses motivations exactes, a poursuivi le ministère de l’Intérieur. Contacté par l’AFP, un porte-parole du ministère a affirmé que la victime, dont l’identité n’a pas été divulguée, se trouvait en Tunisie auprès de la belle-famille de sa sœur, mariée à un Tunisien.

Au lendemain des élections

Cet incident intervient au lendemain du second tour de la présidentielle, à l’issue duquel Kaïs Saied a été crédité d’une large avance sur son adversaire Nabil Karoui - les résultats officiels sont attendus en soirée. Des célébrations nocturnes ont eu lieu dans plusieurs villes du pays. Le 23 septembre, date du lancement de la campagne pour les législatives du 6 octobre, un homme avait attaqué dans cette même ville des forces de sécurité en faction devant un tribunal, tuant un policier et blessant un militaire.

Une enquête avait été ouverte pour savoir s’il s’agissait d’une « attaque terroriste », mais aucune précision n’a été fournie par les autorités à ce jour. Après plusieurs attentats djihadistes en 2015, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée ces dernières années en Tunisie, mais des attaques continuent de frapper les forces de l’ordre. L’état d’urgence réinstauré fin 2015 a été renouvelé sans discontinuer depuis.