Attaque à la préfecture de police : Deux policiers privés de leurs armes pour soupçons de radicalisation

DESARMEMENT La privation de leurs armes est à titre conservatoire

J.-L.D.

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Un agent de police. (illustration)
Un agent de police. (illustration) — Tristan Reynaud/SIPA

Selon les informations du Parisien et de Franceinfo, deux policiers soupçonnés de radicalisation ont été privés de leurs armes cette semaine à la suite de signalements. Ils officient respectivement à Paris et à Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine.

La privation de leurs armes est à titre conservatoire. Les deux policiers feront l’objet d’une enquête administrative de l’Inspection générale de la police nationale, l’IGPN.

Un des policiers déjà révoqués

L’un des deux policiers avait été révoqué en 2018, déjà pour des soupçons de radicalisation, avant d’être réintégré en 2019 dans la police après avoir obtenu gain de cause devant le tribunal administratif.

Franceinfo cite une note interne datant du 7 octobre où Didier Lallement, le préfet de police de Paris, demande de signaler « immédiatement et directement » aux supérieurs hiérarchiques, « toute détection de signes d’une possible radicalisation d’un agent ».