Les retraités restent mobilisés pour « l’augmentation des pensions »

REVENUS Les neuf syndicats, à l’origine de la mobilisation, ont déjà obtenu un recul du gouvernement sur la CSG et la réindexation des pensions de moins de 2.000 euros sur l’inflation

20 Minutes avec AFP

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Les retraités se sont mobilisés à Paris, le 9 octobre 2019.
Les retraités se sont mobilisés à Paris, le 9 octobre 2019. — JACQUES DEMARTHON / AFP

Pour la huitième fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron, les retraités étaient appelés à manifester, ce mardi un peu partout en France, pour réclamer une hausse générale des pensions.

Cette mobilisation était réalisée à l’appel de neuf syndicats et associations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA).

Les syndicats réclament toujours la suppression de la CSG

A Paris, plusieurs centaines de personnes ont quitté Montparnasse vers 15 heures pour rejoindre les Invalides. D’autres rassemblements étaient attendus partout en France, le « groupe des 9 » tablant sur 120 à 150 événements, comme les fois précédentes. Ces syndicats ont déjà obtenu un recul du gouvernement sur la CSG – réduite pour certains retraités – et la réindexation des pensions de moins de 2.000 euros sur l’inflation prévue dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020.

Mais leur revendication reste la même : une augmentation de toutes les retraites, avec notamment la réindexation de l’ensemble des pensions sur l’inflation et la suppression pure et simple de la hausse de la CSG. « Si les retraités sont à nouveau dans la rue, c’est parce que nous avons un contentieux lourd avec le gouvernement concernant le pouvoir d’achat. Même s’il y a eu deux petites reculades, ce n’est pas satisfaisant », a déclaré Olivier Jouchter (UCR-CGT).

« Tout augmente mais pas nos ressources »

Ils réclament aussi un « rattrapage des pertes subies au 1er janvier 2020 », la « revalorisation de toutes les pensions en fonction de l’évolution des salaires », « un minimum de pension à hauteur du Smic pour une carrière complète » ou encore « l’embauche immédiate de 40.000 personnes comme le demande le personnel des Ehpad et des soins à domicile ».

« Régulièrement, il y a une érosion, une perte de pouvoir d’achat. Tout augmente mais pas nos ressources », a estimé dans le cortège Patrick, 69 ans, de la CFE-CGC, s’élevant contre « l’augmentation de la CSG pour, soi-disant, les riches et la non-indexation des retraites sur l’inflation ». Un « point de situation » est programmé le 21 novembre dans la capitale avec des délégations venues de tous les départements, pour réfléchir à la suite du mouvement.