Incendie à Rouen : Le préfet demande à Lubrizol de faire cesser « les odeurs incommodantes »

INCENDIE Ces odeurs « sont anxiogènes et déplaisantes pour toute la population », a déclaré le préfet

20 Minutes avec agences

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Une fumée noire s'échappe de l'usine Lubrizol, à Rouen, le 26 septembre 2019.
Une fumée noire s'échappe de l'usine Lubrizol, à Rouen, le 26 septembre 2019. — Robin Letellier/SIPA

Le préfet de Seine-Maritime a demandé ce lundi à Lubrizol et Normandie logistique de faire cesser les « odeurs incommodantes » à Rouen. « Il y a toujours cette problématique d’odeurs », a déclaré Pierre-André Durand lors d’un point presse. « Elles sont incommodantes, anxiogènes et déplaisantes pour toute la population. »

Une semaine « décisive »

Le préfet a précisé qu’il mettait une « pression » sur les deux entreprises pour « qu’il soit mis un terme à ces désagréments olfactifs ». Selon lui, cette semaine sera « assez décisive », avec notamment la publication attendue d’analyses sur les produits agricoles.

Après l’incendie survenu dans l’entrepôt de l’usine Lubrizol à Rouen, la récolte des fruits et légumes avait été interdite dans une centaine de communes en Normandie et dans les Hauts-de-France. Ces mesures de restriction « seront maintenues quoiqu’il arrive jusqu’au 11 octobre », a prévenu le chef de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de Seine-Maritime.

Les mesures de restriction maintenues

« C’est aux experts, chargés de l’évaluation des risques, indépendants, de rendre un avis », a-t-il ajouté. « C’est sur la base de cet avis que se baseront le gouvernement et les préfets respectifs de Seine-Maritime, de l’Oise, de l’Aisne, du Nord et de la Somme pour lever le cas échéant les mesures. […] Il faut être certain que tous les feux sont au vert pour lever les mesures. »

Ce dimanche, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a qualifié de « très rassurantes » les premières analyses concernant l’éventuelle contamination des produits alimentaires par des dioxines. Une nouvelle manifestation est prévue ce mardi à l’initiative de plusieurs syndicats et ONG devant le palais de justice de Rouen. Les organisations réclament « de la transparence, la vérité et une expertise indépendante » sur l’incident et ses conséquences.