Attaque à la préfecture de police de Paris: Une commission d'enquête à l'Assemblée «dès la semaine prochaine»

ENQUETE Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand a répondu favorablement à la demande des Républicains

20 Minutes avec AFP

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Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand.
Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand. — Stephane Allaman/SIPA

Le président de l'Assemblée nationale​  Richard Ferrand va « évidemment » donner suite à la demande des Républicains de création d’une commission d’enquête sur l’attaque de la préfecture de police et celle-ci se mettra au travail « dès la semaine prochaine », a-t-il annoncé ce mardi.

« Je vais répondre à Christian Jacob qui portera sa demande au nom de son groupe évidemment favorablement puisque chacun a un droit de tirage » pour la création d’une commission d’enquête une fois par session, a annoncé Richard Ferrand sur Cnews. Cette commission se mettra en place « dans la foulée, c’est-à-dire dès la semaine prochaine », a précisé le président de l’Assemblée.

La conférence qui réunit les présidents de groupes à l’Assemblée doit se tenir ce mardi à 10 heures pour l’acter formellement.

Un accord avec le Sénat

« Ce que je ne voudrais pas, c’est que la commission d’enquête se limite à faire des auditions à grand spectacle pour amuser la galerie », a cependant mis en garde le tenant du perchoir, rappelant les travaux en parallèle de la délégation parlementaire au renseignement et des enquêtes judiciaires. « Le but ce n’est pas de faire de la politique spectacle, le but c’est d’avoir la vérité, de comprendre, de corriger et surtout d’éviter que ce que nous avons vécu à la préfecture de police ne se renouvelle où que ce soit en France dans les services publics », a-t-il ajouté.

Christophe Castaner entendu ce matin

En accord avec le président du Sénat Gérard Larcher, Richard Ferrand souhaite en tout état de cause que « la délégation parlementaire au renseignement, qui est habilitée secret défense, qui peut aller au fond des choses et qui délibère à huis clos », « aille jusqu’au bout ».

Le contrôle par le Parlement des services spécialisés de renseignement est exercé par cette délégation parlementaire au renseignement, qui a entendu ce mardi matin le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner​.