Attaque au couteau à la préfecture de Paris: Laurent Nuñez exclut «à ce stade» l'existence «d'une cellule»

TERRORISME L'auteur de l'attaque a été abattu dans la cour de la préfecture de police jeudi après avoir poignardé à mort quatre fonctionnaires

20 Minutes avec AFP

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Laurent Nunez n'a pas
Laurent Nunez n'a pas — CATHERINE KOHLER/SIPA

Mickaël H. a-t-il agi seul ou dans le cadre d’une cellule terroriste ? Interrogé ce dimanche sur BFMTV, Laurent Nuñez a déclaré ne pas avoir connaissance « à ce stade » de l’existence d’une cellule autour du tueur de la préfecture de police, mais a concédé ne pas savoir à quelles données cet informaticien a pu avoir accès.

« L’enquête va se poursuivre pour déterminer l’ensemble de ses contacts mais à ce stade, ce que je peux vous dire au vu des informations qui sont les miennes et en se référant à ce qu'a dit le procureur national antiterroriste, on ne peut parler de l’existence d’une cellule », a déclaré le secrétaire d’Etat à l’Intérieur sur BFMTV.

Interrogations sur ses fréquentations

Employé comme informaticien au sein du service de renseignement de la préfecture (DRPP), Mickaël H., a été abattu dans la cour de la préfecture de police jeudi après avoir poignardé à mort quatre fonctionnaires en l’espace de sept minutes.

Il a été présenté samedi par le chef du parquet antiterroriste, Jean-François Ricard, comme un homme adhérant à l’islam radical et fréquentant des personnes susceptibles d’appartenir à la mouvance salafiste.

« Nous ne savons pas les informations auxquelles il a eu accès. Pour l’instant nous n’avons pas de raison de penser qu’il a pu transmettre des informations », a déclaré Laurent Nuñez. « Il faut qu’on y voie clair le plus vite possible là-dessus », a assuré le secrétaire d’Etat.

Pas de changement à venir

Malgré les critiques, le secrétaire d’Etat a écarté l’hypothèse d’un rapide changement à la tête de la DRPP ou d’une réforme de ce service susceptible d’être intégré à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). « Pour l’instant, ce genre de questions ne se pose pas. La priorité, c’est l’investigation », a affirmé celui qui dirigea la DGSI de 2017 à 2018. « S’il y a eu des dysfonctionnements, il y aura des sanctions », a-t-il cependant promis.

A l’occasion du Livre blanc qui sera lancé le 14 octobre, prélude à une future loi d’orientation et de programmation sur la sécurité intérieure, «on va passer l'organisation des services au peigne fin », a déclaré Laurent Nuñez. Celui-ci a enfin balayé les critiques de l'opposition et les appels à la démission visant Christophe Castaner : « Nous agissons au quotidien pour déjouer les attentats et c’est notre priorité sur cette affaire », affirmant que leurs détracteurs ne « sont pas qualifiés pour nous donner des leçons ».