Attaque au couteau à la préfecture de Paris : Edouard Philippe veut identifier les agents radicalisés de la lutte antiterroriste

MESURES Le Premier ministre veut détecter d’éventuels signes de radicalisation d’agents chargés de la lutte antiterroriste, après l’attaque de la préfecture de police de Paris

V.R.B.

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Le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné de Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.
Le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné de Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Plus de temps à perdre. Le Premier ministre Edouard Philippe a décidé de lancer deux missions sur la détection d’éventuels signes de radicalisation d’agents chargés de la lutte antiterroriste, après l’attaque de la préfecture de police de Paris, relate ce samedi le Journal du dimanche.

« Pour tous les services de renseignement, la détection des menaces internes est une priorité absolue », a indiqué le Premier ministre, selon des extraits de l’interview. La première mission concerne la direction du renseignement de la préfecture de Paris où travaillait l’assaillant. La seconde visera l’ensemble des services de renseignements associés à la lutte antiterroriste.

Edouard Philippe soutient son ministre de l’Intérieur

Malgré les nombreux appels à la démission du ministre de l’Intérieur à droite et au RN, après l’attaque à la préfecture de police de Paris, Edouard Philippe a affirmé avoir « toute confiance en Christophe Castaner ».

« J’ai toute confiance en Christophe Castaner, qui a fait état de ce qu’il savait au moment où il s’est exprimé. Il est dans le rôle qui est celui du ministre de l’Intérieur dans de telles circonstances », a déclaré le Premier ministre dans une interview au Journal du dimanche.

Christophe Castaner se fait étriller pour avoir déclaré jeudi, après la tuerie au couteau, que l’assaillant, en poste à la préfecture de police depuis 2003, « n’avait jamais présenté de difficultés comportementales » ni « le moindre signe d’alerte ».

Depuis les propos du ministre de l’Intérieur, qui sera l’invité dimanche du journal de 13 heures de TF1, le parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi de l’enquête.

Et le procureur antiterroriste a révélé ce samedi que Mickaël H., employé de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), « aurait adhéré à une vision radicale de l’islam » et était en contact avec des individus de la « mouvance islamiste salafiste ». A droite comme à l’extrême droite, on fustige donc les erreurs du ministre.