Allocations familiales : Une majorité de Français favorable à un versement dès le premier enfant

AIDE Seuls 5 % des Français estiment qu'« il ne faut plus donner d’allocations familiales », selon un sondage de la direction statistique des ministères sociaux

20 Minutes avec AFP

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La Prestation d'accueil du jeune enfant (Paje), une allocation versée aux parents de jeunes enfants pour financer leur mode de garde, sera revue à la baisse en 2018.
La Prestation d'accueil du jeune enfant (Paje), une allocation versée aux parents de jeunes enfants pour financer leur mode de garde, sera revue à la baisse en 2018. — VALINCO/SIPA

Plus de six Français sur dix (61 %) sont « favorables au versement d’allocations familiales dès le premier enfant », quitte « à diminuer le montant versé aux familles de deux enfants ou plus », révèle un sondage* publié par la Drees, ce jeudi.

En revanche, un tiers des Français (34 %) préfèrent « maintenir le système actuel qui accorde des allocations familiales à partir du deuxième enfant ». Seules 5 % des personnes interrogées estiment qu'« il ne faut plus donner d’allocations familiales », explique la direction statistique des ministères sociaux.

Les Français favorables à « la même somme d’argent par enfant »

Les proportions sont identiques lorsqu’il s’agit des montants versés : 65 % considèrent qu'« il faudrait que l’on touche la même somme d’argent par enfant », tandis que 30 % veulent « maintenir le système actuel, qui apporte une aide importante aux familles nombreuses », les 6 % restants ne souhaitant « plus donner d’allocations familiales ».

La politique familiale fait l’objet depuis juillet d’une mission d’information parlementaire, à la demande des députés MoDem. Une précédente mission sur le même thème s’était soldée par un échec début 2018, en raison notamment de la proposition d’un de ses rapporteurs, Guillaume Chiche (LREM), qui suggérait de remplacer le quotient familial par le versement d’allocations dès le premier enfant.

Les allocations familiales réduites pour les ménages aisés

Auparavant, le gouvernement avait fait planer le doute fin 2017 sur une possible suppression des allocations pour les familles les plus riches : « Ça ne me choque pas », affirmait alors Agnès Buzyn​, tandis que Bruno Le Maire se disait « pas fermé à cette idée ».

Le principe d’universalité des allocations familiales avait déjà été écorné sous la présidence de François Hollande, qui avait décidé en 2015 de les réduire de moitié pour les familles gagnant plus de 6.000 euros par mois, et de les diviser par quatre au-delà de 8.000 euros.

*L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, d’environ 3.000 personnes sélectionnées selon la méthode des quotas et interrogées entre octobre et novembre 2018.