Haute-Garonne : Où se trouvent les usines Seveso dans le département ?

RISQUE INDUSTRIEL Alors que la présence de l’usine Lubrizol à moins de 3 km du centre de Rouen fait polémique, «20 Minutes» dresse la carte des usines classées Seveso seuil haut en Haute-Garonne

Béatrice Colin

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Le PPRT du dépôt pétrolier ESSO de Fondeyre a été annulé par  la justice administrative.
Le PPRT du dépôt pétrolier ESSO de Fondeyre a été annulé par la justice administrative. — F. Scheiber / 20 minutes

Lundi soir, un incendie s’est déclenché sur un site de stockage de batteries au plomb, au sein de l’entreprise STMC, au nord de Toulouse. Située à moins de 5 kilomètres à vol d’oiseau du Capitole, cette société est l'un des dix établissements classés Seveso seuil haut en Haute-Garonne.

Une semaine après l'incendie de  Lubrizol à Rouen, la question de l’implantation de ces sites « à risques technologiques » en ville revient au-devant de la scène.

Comme ce fut le cas il y a 18 ans, quand le 21 septembre 2001, l'usine AZF explosait. Cette catastrophe faisait alors 31 morts, 2.500 blessés et des dégâts matériels considérables sur les habitations et sociétés situées tout autour.

Trois entreprises Seveso à Toulouse

Aujourd’hui, trois entreprises classées Seveso seuil haut sont toujours présentes à Toulouse. A quelques mètres de l’ancien site AZF, Ariane Group (ex-SNPE) est la dernière entité de l’ancien pôle chimique. Elle produit le perchlorate d’ammonium, principal constituant du carburant d’Ariane

Au nord, il y a l’entreprise STMC, mais surtout le dépôt pétrolier Esso, à Fondeyre. D’une capacité de 38.000 m3, il alimente l’agglomération en carburant. Il est aussi dans le viseur des riverains et des collectivités locales qui ont demandé à plusieurs reprises son déménagement.

Au point pour certains d’attaquer le plan de prévention des risques technologiques (PPRT) devant la justice administrative. Des recours qui ont conduit à son annulation alors qu’il devait être exemplaire après AZF et la Loi Bachelot.

Un nouveau document a été soumis à enquête publique en 2017, avec des zones de risques réduites, au grand dam des riverains.